Dans certains départements français, dont la Seine-Saint-Denis, les mandats municipaux se sont largement ouverts aux femmes et aux personnes appartenant à une minorité visible. Mais cette évolution masque une reconfiguration du « plafond de verre », entre discriminations, exclusion des classes populaires et limitation à des postes stéréotypés.
À quelques semaines des élections municipales de mars 2026 se repose la question de la faible représentativité du personnel politique français. Dans les conseils municipaux comme à l’Assemblée nationale, la professionnalisation des élu·e·s s’accompagne de la quasi-disparition des classes populaires et du maintien d’assemblées majoritairement blanches et le plus souvent présidées par des hommes. En 2025, 21 % seulement des maires étaient des femmes et 9 % déclaraient une profession d’employé ou d’ouvrier.
Qu’en est-il en Seine-Saint-Denis, département marqué par l’histoire de la « banlieue rouge », la présence des classes populaires et d’une immigration ancienne ? Les listes candidates et les conseils municipaux sont-ils, dans ce département comme ailleurs, de plus en plus éloignés de la population qu’ils représentent ? ...
Urbaniste et maître de conférences en sociologie à l'université Paris Dauphine - PSL, Université Paris Dauphine – PSL
Maitresse de conférence en sociologie, Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis
/image%2F0535626%2F20201105%2Fob_776525_121486191-103977568156252-511899038425.jpg)
/https%3A%2F%2Fimages.theconversation.com%2Ffiles%2F714182%2Foriginal%2Ffile-20260123-66-fj95iv.jpg%3Fixlib%3Drb-4.1.0%26rect%3D0%2C869%2C7503%2C3751%26q%3D45%26auto%3Dformat%26w%3D1356%26h%3D668%26fit%3Dcrop)