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Alors que le nombre de colonisés en métropole s’accroît à partir de la Première Guerre mondiale, des institutions de surveillance, dont le Service de contrôle et d’assistance des indigènes des colonies en France (CAI), sont mises en place. Leur mission : surveiller les faits et gestes de ces colonisés dont la présence en France est construite comme un véritable problème public. Leurs relations intimes avec des femmes françaises ainsi que leurs mobilisations politiques dans le contexte du développement d’un mouvement anti-impérialiste à l’échelle mondiale sont épiées au quotidien.

Vincent Bollenot examine les pratiques du personnel du CAI, dont les critères de surveillance se révèlent aussi mouvants que malléables et largement dépendants de considérations raciales.

Face au renseignement, certains des surveillés déploient de multiples stratégies d’évitement et de résistance, obligeant le service à des adaptations constantes. D’autres se résignent ou en viennent à collaborer avec des institutions qui maintiennent l’ordre colonial.

Puisant ses racines dans le contrôle des travailleurs coloniaux pendant la Grande Guerre, le service prolonge son activité jusqu’en 1945 avant d’être largement restructuré. Mais il lègue des pratiques d’identification et de surveillance des individus à long terme.

Vincent Bollenot est maître de conférences en histoire à l’université de Caen, chercheur au laboratoire HisteMé (Histoire, Territoires, Mémoires).

Tag(s) : #Police - Gendarmerie - Femmes, #Émigration - Colonialisme - Racisme - Esclavage
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