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Une corvée de punition". Ces 'incorrigibles' devaient déplacer de... |  Download Scientific Diagram

"Une corvée de punition". Ces 'incorrigibles' devaient déplacer de lourds madriers à la manière de Sisyphe. (© Jean Galmot, L'Illustration-n°3384 "Quelques Semaines chez les forçats", 4 Janvier 1908).

Introduction : 

Si ce n’est à travers le roman Papillon et son adaptation cinématographique, force est de constater que le sujet des bagnes de Guyane n’a été que très rarement abordé. Très peu d’études ont été menées, notamment sur l’état sanitaire de ces établissements pénitentiaires particuliers. Quelles étaient donc les conditions de vie des bagnards ? Leur alimentation ? À quelles maladies étaient-ils plus particulièrement exposés ? Autant de questions auxquelles a tenté de répondre l’étude présentée dans cet article. Entre 1680 et 1748, un régime carcéral très particulier a existé en France : les galères (ou bancs de rameurs). Ce système pénitentiaire, héritage de la Rome antique, a été remis au goût du jour dès le début du règne de Louis XIV et s’est poursuivi sous la Régence et une bonne partie du règne de Louis XV. Jugée inefficace et anachronique, cette flotte a été supprimée en 1748 et remplacée par le bagne (de l’italien bagno, nom d’anciens bains publics convertis en prisons d’esclaves), qui fonctionnera jusque sous la Troisième République (8). À la fermeture des galères, les bagnes portuaires de Rochefort, Brest et Toulon accueillent tous les détenus qui purgent généralement de longues peines, sous la forme de travaux forcés. La constitution de la IIème République abolit la peine de mort pour les prisonniers politiques. Ces prisonniers, suivant la loi des 5, 22 avril et 8 juin 1850, sont alors déportés “dans une enceinte fortifiée, hors du territoire continental de la République”. Par la suite, différentes lois mettent en place les bagnes coloniaux du Second Empire français. La volonté d’éloignement des petits criminels amène à la fermeture des bagnes métropolitains de Rochefort en 1852, de Brest en 1858 et de Toulon en 1873. Le bagne de Guyane ouvre alors en 1852. Mais face à une mortalité très importante, il est suspendu pour les métropolitains en 1867 avant de rouvrir en 1887. Puis, il devient destination unique pour les forçats en 1898. Les premiers bagnards quittent la métropole pour la Guyane le 31 mars 1852. Partis de Brest, ils arrivent un peu plus d’un mois plus tard, le 10 mai, aux îles du Salut. La suppression des bagnes est votée en 1938.

Cependant les bagnards présents doivent effectuer leur peine en entier, si bien que le dernier bagnard quitte la Guyane en 1953, soit 6 ans après les premiers rapatriements et 15 ans après la suppression officielle des bagnes. Au total, environ 104.100 condamnés ont été déportés dans les bagnes coloniaux (9)...

Lire le texte sur le lien ci-dessous : 

Tag(s) : #Bagnes coloniaux
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