LES RAPPORTS ENTRE LES
POLICIERS EN TENUE et la circulation à Paris au XIXe siècle, notamment dans les représentations, sont évidents. D’abord parce que le « sergent de ville », issu de la réforme de 1854, est le
premier agent circulant de manière continue dans l’espace parisien. Le terme « circuler » est bien sûr à prendre ici au sens propre, c’est-à-dire opérer un mouvement circulaire : l’agent
parcourt, en effet, de manière répétitive un ensemble fermé de rues appelé îlot, inaugurant ainsi une pratique inédite de l’ordre. Or, cette pratique trouve immédiatement un écho dans les
représentations. Très rapidement, le policier en tenue apparaît comme l’agent qui marche sans cesse et il existe, dès 1854, une représentation des circulations policières. Cependant, le domaine
d’activité du policier est, bien entendu, la rue, et le maintien de l’ordre dans cet espace pris dans son ensemble, à savoir la chaussée et les trottoirs. Il existe donc un lien étroit entre cet
agent et les circulations de Paris comprises cette fois comme l’ensemble des mouvements, plus ou moins ordonnés, qui affectent la voirie de la capitale1. Or, cette activité, avec l’attention
constante portée au thème de la circulation et l’augmentation du nombre de policiers en tenue, fait également l’objet de nombreuses représentations…
Circulations policières dans la ville
Circulations policières de la ville
Les policiers en tenue et la circulation parisienne dans les représentations sociales, 1860-1910
par Quentin Deluermoz
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Crédit photographique - Evolution de l'uniforme des gardiens de la paix à Paris, de 1829 à 1894. Gravure de Tofani tirée du « Petit journal », 8 octobre 1894.
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