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http://www.decitre.fr/gi/87/9782035845887FS.gifLes présentations des éditeurs : 25/03/2011 - Le 28 avril 1908, entre 4 et 5 heures du matin, un violent incendie détruit une ferme située en périphérie de La Porte, petite ville de l'Indiana.

En fin d'après-midi, on dégage les corps calcinés de deux fillettes et d'une femme, tenant un petit garçon dans ses bras. À l'évidence, la propriétaire des lieux, Belle Gunness, a péri dans les flammes avec ses trois enfants. Mais pourquoi son cadavre a-t-il la tête coupée... et où est donc la tête ?


Ce ne sera pas la seule question à laquelle le shérif Smutzer devra tenter de répondre, car en fouillant les décombres on découvre des fosses, et dans celles-ci des cadavres ! L'enquête se resserre alors sur Belle Gunness, issue d'un milieu très pauvre d'origine norvégienne : sa soif d'argent, ses deux veuvages suspects, son talent à piéger ses proies comme une araignée dans sa toile ! Entre 12 à 18 victimes avérées et 40 supposées...

L'auteur relate l'incroyable périple assassin de la première tueuse en série des États-Unis.

Philippe Chassaigne est professeur d'histoire contemporaine à l'université François-Rabelais de Tours. Spécialiste de la Grande-Bretagne des XIXe et XXe siècles, il a écrit notamment Histoire de l'Angleterre (Flammarion, 2008) et la Grande-Bretagne et le monde de 1815 à nos jours (Armand Colin, 2009).


La revue de presse - Le Monde du 16 juin 2011

Aux yeux de ses contemporains, la criminelle n'est donc pas un monstre, ni une bête déshumanisée et avide de sang, mais bien une anti-femme. Si Belle est repoussante, ce n'est pas seulement parce qu'elle a démembré une quinzaine de personnes, mais aussi parce qu'elle est une mauvaise mère, d'un physique grossier et masculin, souvent travesti en homme. Si elle tue, c'est qu'elle n'est pas une femme. Le livre de Philippe Chassaigne s'inscrit dans les renouvellements récents de l'histoire du genre, qui invitent à penser la violence des femmes pour sortir d'une vision angélique de la figure féminine. Meurtrières ou révolutionnaires, les femmes aussi contestent l'ordre social, sans faire toujours preuve de la bienveillance et de l'amour maternel auxquels on voudrait les assigner.

 

Les courts extraits de livres : 28/03/2011

Extrait du prologue - Le 28 avril 1908, entre 4 et 5 heures du matin, un violent incendie détruisit de fond en comble une ferme située en périphérie de La Porte, petite ville de l'Indiana. En fin d'après-midi, on dégagea les corps brûlés de quatre personnes : deux fillettes et une femme tenant un petit garçon dans ses bras. Les quatre corps étaient regroupés les uns contre les autres, en une masse calcinée. À l'évidence, la propriétaire des lieux, Belle Gunness - une Norvégienne arrivée aux États-Unis dans les années 1880, pensait-on savoir -, avait péri dans les flammes avec ses trois enfants. Au vu des faits, l'incendie était criminel. Qui pouvait en être l'auteur ? Dans la petite communauté, les soupçons se portèrent sur un des anciens employés de ferme de la propriétaire, du nom de Ray Lamphere : depuis plusieurs semaines, cet amant éconduit avait maille à partir avec elle ; la veille même de l'incendie, elle se rendit chez son notaire pour y rédiger son testament, car, dit-elle, «ce Lamphere, j'ai peur qu'il me fasse brûler dans ma maison». S'il fut donc rapidement interpellé et placé en détention préventive à la prison du comté, il ne fut pas possible d'aller plus avant : de fait, le corps de la femme adulte, étant dépourvu de tête, ne pouvait être formellement identifié, et le coroner refusa de déclarer Belle Gunness officiellement décédée.

Une semaine s'écoula, pendant laquelle Ray Lamphere moisit en prison. Deux hommes continuèrent de fouiller les décombres, à la recherche d'éléments permettant d'identifier les dépouilles de façon probante : sans succès. Le 4 mai au matin, un inconnu arriva à La Porte, demandant à voir le shérif : Asie Helgelien, lui aussi d'origine norvégienne, s'inquiétait pour son frère Andrew, qui avait été en correspondance avec une «riche veuve» de La Porte, Belle Gunness, et était venu ensuite lui rendre visite. Sans nouvelle depuis le mois janvier, il venait pour en savoir plus ; seulement personne ne savait trop quoi faire de lui... On demanda à un compatriote - la région ne manquait pas d'immigrants Scandinaves, loin de là ! - de l'héberger pour un temps. Il se trouva que son hôte habitait en face de la ferme dévastée et Asie, incapable de rester en place, mit la main à la pâte pour continuer à excaver les débris. En un rien de temps, il repéra dans le jardin un endroit où le sol avait été récemment remué, et y planta la bêche. C'était une fosse de moins de deux mètres de profondeur. Au milieu d'une odeur fétide et sous une couche superficielle de vieilles boîtes de conserves, il dégagea un sac de toile de jute renfermant les restes démembrés d'un individu de sexe masculin. Immédiatement, il l'identifia comme étant son frère disparu, Andrew.

Belle Gunness : la première tueuse en série des États-Unis

Auteur : Philippe Chassaigne

Date de saisie : 16/06/2011

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Éditeur : Larousse, Paris, France

 


 


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il y a 5 jours – I'm squeezing kiwis on @timekiwi. Here's my new timeline ... Le blog de Philippe Poisson ( 3 mars 2012 ). 1584 326 pages vues à la date du ..

 

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