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http://www.wiki-cine.com/photos/poster/mini/2603.jpgCe documentaire a été commandé par le gouvernement chinois pour l’exposition universelle de Shanghai de 2010. Le réalisateur Jia Zhang-ke a rencontré des hommes et des femmes qui racontent l’histoire de la mégapole au long du XXe siècle.


" Que ce soit du côté du parti nationaliste ou du parti communiste, explique le cinéaste, on a eu tendance à réécrire l’histoire. C’est pourquoi il faut faire l’effort de restituer la parole, de recueillir des anecdotes qui sont plus à même d’évoquer la grande histoire. " La grande histoire moderne de cette agglomération de 19 millions d’habitants passe inévitablement par les concessions étrangères, américaines, britanniques, françaises et japonaises qui s’établirent à partir de 1860. C’est aussi à Shanghai que fut créé en 1921 le parti communiste chinois tandis qu’en 1927 commençait la guerre civile après que Thang Kaï-chek ait lancé les triades contre les ouvriers. A partir de 1941, les huit années d’occupation japonaise et la victoire de Mao en 1949 précipitèrent le déclin de la cité qui renaît aujourd’hui. Entre 1968 et 1973, pendant la Révolution culturelle, un million de Shanghaiens furent ruralisés de force. Tous ces événements historiques sont présents dans le film sous la forme de témoignages, d’interviews et d’archives cinématographiques. Pour son documentaire, I Wish I Knew, Jia Zhang-ke a interrogé aussi bien les enfants de militants communistes assassinés que la fille du chef de l’une des plus célèbres triades du Shanghai des années 1930 qui opérait depuis la concession française. "Je voulais délivrer un maximum d’informations à partir du vécu des gens, ajoute le cinéaste. Ce qui nous manque dès qu’on aborde l’histoire de la Chine, ce sont les réactions, le sentiment des personnes qui ont souffert de la guerre, de l’exil et de toutes les campagnes politiques. C’est ce que j’avais envie d’entendre." Après avoir filmé son pays de nos jours, dans des fictions comme Still Life et 24 City le cinéaste a donc ressenti le besoin d’en explorer le passé occulté avec quelques-uns de ses derniers témoins. François Quenin dans Historia

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