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http://www.decitre.fr/gi/18/9782246772118FS.gifhttp://www.lepoint.fr/html/pagescadeaux/images/choix_de/photo/fg-lorrain.jpgDocument janvier 2011 - « La photo est banale, mais au verso il a rédigé très lisiblement ces quelques mots, qui laissent penser le contraire : "C'est là que tout a commencé et que tout a fini." Mon père me laisse sur cette photo, vide et dépeuplée. Qu'est-ce qui avait commencé et qu'est-ce qui avait fini ? »

Un jour, le narrateur reçoit de son père un cadeau d'outre-tombe, un mystérieux paquet : des photos, quelques lettres.

Se pliant aux règles du jeu fixées par le disparu, il va fouiller dans un passé trouble. De Lyon à Berlin, de Jean Moulin à un certain Stoglitz, de l'enquête aux fantasmes de l'imagination, c'est une plongée dans la Seconde Guerre mondiale et ses zones d'ombre, dans le passé familial et ses secrets. Qui lui fera enfin connaître l'homme de Lyon...

Né en 1970, François-Guillaume Lorrain est journaliste au Point. Il est l'auteur de trois romans remarqués (L'Élève troublé, Fayard, 1995 ; L'Équipier, Fayard, 1997 ; Les Enveloppes, Stock, 1999).


  • La revue de presse Marie-Françoise Leclère - Le Point du 20 janvier 2011

Qu'est-ce qui avait commencé et fini là ? Pour le découvrir, muni des seuls indices légués par son géniteur, ce fils se met à explorer le passé, le sien, celui de son père, celui d'une ville, Lyon, aux temps troublés de la Gestapo, de la Milice et de la Résistance. Entrée dans un labyrinthe où tout fait signe, où tout est piège à fantasmes. Chemins qui ne mènent nulle part, raccourcis, traboules... François-Guillaume Lorrain nous mène de main de maître dans un dédale de réminiscences, de rencontres et de secrets enfouis. Un théâtre d'ombres où le mort saisit le vif.

 

  • La revue de presse Marianne Payot - Lire, janvier 2011

Un fils enquête sur le passé de son père, défunt. Un jeu de pistes captivant, qui le mène dans les dédales de l'Occupation...


Grâce à un voisin de l'époque, mais surtout à un Berlinois, ancien de la Wehrmacht passé par la Stasi, le narrateur commence à entrevoir l'étonnante vérité. Qu'on ne dévoilera pas ici pour ne rien entamer du charme de ce roman superbement orchestré, fascinante plongée dans le passé d'un homme en prise avec l'Histoire.

 

  • Les courts extraits de livres : 23/12/2010

Mon regard tombe sur la photo de Borg et McEnroe. Quand nous suivions leurs finales de Flushing Meadows, mon père était pour McEnroe et j'étais pour Borg. S'il avait été pour Borg, j'aurais été pour McEnroe, mais il s'était accaparé la tête de lard du Queen's et j'avais dû me contenter du Suédois blond et impassible. Je n'étais ni blond ni impassible. Le rouquin m'énervait. Il avait sans doute du génie, mais je haïssais ce génie qui enthousiasmait mon père. Ils étaient à couteaux tirés, nous étions à cran et silencieux. J'en sortais lessivé, le plus souvent vaincu, car les nerfs du Scandinave finissaient par lâcher. A cause du décalage horaire, ils lâchaient tard, vers trois heures du matin. On s'extirpait de nos fauteuils, engourdis, comme deux boxeurs sonnés de coups et j'allais, sans dire bonne nuit, me coucher. Mon père n'avait pu s'empêcher de m'offrir la photo de nos ennemis préférés.

Je me suis enfermé dans ma chambre d'enfant qu'avant sa mort, il avait transformée en bureau. Quand les enfants s'en vont, les parents réinvestissent les lieux, juste retour des choses. J'ai laissé mes vieux livres et mes petites voitures, visiblement, Maman leur fait encore la poussière. Je pourrais reprendre ma place. Non, bien sûr, je ne pourrais pas, c'est une hypothèse avec laquelle je joue, un attendrissement passager, une faiblesse dérisoire. Il y a vingt ans, j'ai pris la fuite en courant.

Nous sommes le 1er janvier 2009. Au premier de l'an on fait des cadeaux et Maman vient justement de m'en remettre un. Il est de mon père : une étrenne post mortem. Elle est allée le rechercher au sous-sol de la banque où il l'avait déposé avant sa mort, en 2001. La première fois qu'il m'avait emmené dans ce sous-sol, j'avais onze ans. Son coffre culminait à des hauteurs interdites et en faisant de grands bonds de kangourou, j'avais aperçu des billets et de petits sachets en velours. Ce jour-là, il avait rajouté un diamant en forme de pomme rapporté de New York.

L'homme de Lyon

Auteur : François-Guillaume Lorrain

Date de saisie : 26/01/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Éditeur : Grasset, Paris, France



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