Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

http://www.decitre.fr/gi/66/9782258084766FS.gifDocument janvier 2011 - En 1807, dans les Pyrénées ariégeoises, deux chasseurs aperçoivent et traquent une femme nue, accompagnée d'un ourson.


Capturée, hurlant comme une démente - on l'appellera désormais la Folle du Montcalm -, elle est conduite chez le curé du village. L'inconnue ne prononce que ces mots ; " Robespierre a tué ma famille ", et s'échappe dans la nuit. Elle passera encore deux années dans la montagne, avant d'être reprise et jetée en prison, à Foix. Pour y mourir peu après. Qui était cette femme ? Comment a-t-elle pu survivre ? Est-elle vraiment morte en prison comme on l'a dit ? Pourquoi le redoutable Fouché, ministre de la Police de Napoléon, s'intéressa-t-il tant à elle ? Et pour quelles curieuses raisons le préfet de l'Ariège tenta-t-il de la sauver ? C'est cette incroyable mais authentique histoire qu'a reconstituée Michel Gardère, secondé par Anne-Charlotte Delangle.


Palpitant comme un polar et admirablement documenté, La Femme sauvage nous raconte une extraordinaire aventure humaine.

La femme sauvage

Michel Gardère , Anne-Charlotte Delangle

Broché

Paru le : 27/01/2011

Éditeur : Presses de la Cité

Collection : Terres de France

 

 

 L'auteur en quelques mots en 2011 ...

 

Journaliste éclectique et notamment d'investigation pour L'Événement du jeudi, Michel Gardère consacre aujourd'hui l'essentiel de son temps à écrire sur la gastronomie et sur sa région, la Gascogne.


 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRWbySXzp1aRDUimxNBPjhMGCyXGmDGyD-YA7KYlE3WUJ25t0tg« En 1807, dans les Pyrénées ariégeoises, deux chasseurs aperçoivent et traquent une femme nue, accompagnée d’un ourson. Capturée, hurlant comme une démente – on l’appellera désormais la Folle du Montcalm -, elle est conduite chez le curé du village. L’inconnue ne prononce que ces mots : « Robespierre a tué ma famille », et s’échappe dans la nuit. Elle passera encore deux années dans la montagne, avant d’être reprise et jetée en prison, à Foix. Pour y mourir peu après. Qui était cette femme ? Comment a-t-elle pu survivre ? Est-elle vraiment morte en prison, comme on l’a dit ? Pourquoi le redoutable Fouché, ministre de la Police de Napoléon, s’intéressa-t-il tant à elle ? Et pour quelles curieuses raisons le préfet de l’Ariège tenta-t-il de la sauver ? » (4èmede couverture)

« Le raisin, le vin et l’humeur des Gascons sont d’excellents antidotes contre la mélancolie »

(Pour votre culture personnelle, sachez que cette citation est de Charles de Secondat, baron de Montesquieu J. Qui était visiblement un homme plein de sagesse )

Michel Gardère est avant tout un journaliste, qui a touché à un peu tous les médias, que ce soit télé, radio ou presse écrite (notamment à « L’Evénement du Jeudi »). Il se consacre désormais à l’écriture depuis sa Gascogne natale, avec une prédilection pour les sujets « locaux ».

Auteur de plusieurs ouvrages documentaires sur, dans le désordre, le rugby, la gastronomie, la Gascogne ou encore la Corrida, il est également l’auteur de deux romans « policiers régionaux » , « Ravigote, arsenic et vieilles soutanes » (2009) et « Crimes, amours, garbure et Cie », à venir ce printemps. (Avec des noms pareils, ca ne peut qu'asticoter ma curiosité)


A la recherche de la femme nue


Ce livre est… surprenant au premier abord. Moi qui m’attendais à une version romancée de l’histoire de la « Folle de Montcalm », je suis un peu tombée de haut. Car l’histoire en question, l’histoire « officielle » en tout cas, qui débute l’ouvrage, est très sobre, et tient sur quelques pages à peine.

Ensuite c’est l’auteur qui prend la parole (si je puis dire), et qui va nous emmener avec lui dans son cheminement intellectuel et ses recherches afin d'en savoir plus sur cette femme et ses origines.

Mais là encore le lecteur est  pris à contre-pied. En effet, la logique voudrait que l’on suive une enquête de façon « chronologique » (Enfin, la mienne de logique en tout cas), et que l’on suive les conclusions de l’auteur au fur et à mesure. Et bien non ! Rien que pour me vexer (j’en suis sure), l’auteur nous donne dès le début l’explication la plus probable. Comme ca, de but en blanc! Suivront les explications sur le pourquoi du comment (le célèbre CQFD), mais j’avoue que cela m’a un peu chagrinée, car j’avais l’impression de perdre le suspense. Et à quoi bon lire le livre si tout est dit dans les 30 premières pages, hein ?

Mais je suis une coriace, et l’auteur m’aide un peu puisqu’il réussit tout de même à semer de ci de là des questions qui donne envie de continuer malgré tout. Même s’il faut bien l’avouer, l’enquête perd un peu de sa saveur.

Mais Michel Gardère est un petit malin (ou un grand, je ne sais pas). Et au moment où l’on commence à se perdre un peu dans les différentes pistes explorées (et les nombreux à-propos, bien qu’ils soient tous très savoureux et intéressants), l’auteur lui-même nous propose une petite pause « Résumé  des épisodes précédents » qui tombe à pic.

A partir de là l’ouvrage prend une direction légèrement différente. On réalise en effet que cette enquête n’est plus simplement de la curiosité, mais un véritable engagement « sentimental » pour les auteurs ("les", car Michel Gardère était assisté d'Anne-Charlotte Delangle pour cette enquête). De là le rythme s’accélère, on reprend les investigations en même temps qu’eux, on ne lit pas simplement un résumé de ce qui a été fait, on le suit réellement, on est avec eux dans les petits villages de France et d’Espagne, pendus aux lèvres des personnes qu’ils rencontrent, absorbés par les documents poussiéreux des Archives. D’autant plus que, contrairement à ce que l’on nous laisse croire au début… il y a encore bien des choses à découvrir sur cette blonde inconnue.

Jusqu’à un final où, comme un rappel à l’épilogue sec et sobre comptant l’histoire de la « folle » telle qu’elle à été découverte, l’auteur nous offre sa version romancée, d’après ses recherches, de la vie probable de la femme « avant ».

Le sujet et la quête sont déjà passionnants en eux-mêmes. Mais ajoutez-y la « patte » de Mr Gardère, qui nous abreuve de bons mots et des traits d’humour, tout en enrichissant grandement notre culture générale, et je suis conquise.

Il faut bien admettre que, ayant vécu dans la région Toulousaine pendant plusieurs années, je suis peut être plus sensible à l’histoire de cette région que d’autres. Ou alors c’est mon côté amatrice de bonne chère et de bons mots… Enfin bref, disons simplement que j’étais déjà dans une bonne disposition pour apprécier cet ouvrage, plus que d’autres certainement.

Mais je pense surtout que c’est l'impression d’être attablée à une terrasse,  avec une personne d’une grande culture qui me conte l’épopée d’une des « stars » locales, la fameuse folle, tout en enrichissant son récit d’informations historiques ou de détails de culture générale tout a fait passionnants qui m’a charmé. (Vous apprendrez par exemple l’origine des expressions « dents du bonheur » et « casser sa pipe »). Peut-être une réminiscence de mon enfance, où mon grand-père me racontait de telles légendes, chargées d’histoires et d’Histoire.

"La femme sauvage" est donc un ouvrage un peu romanesque, un peu documentaire, un peu policier, un peu « Fourchette et Sac à dos »… un peut tout quoi. Comme un délicieux ragoût fait dans une de ces fameuses « toupines » propres au Sud-ouest. Et un essai transformé pour ma part, qui ressort de cet ouvrage avec l’impression d’avoir papoté (écouté) avec un ami, plutôt que d'avoir lu l’ouvrage d’un (illustre) inconnu.

Une fois n'est pas coutume, je remercie donc très chaleuresement les éditions Presses de la Cité et le site Livr@ddict pour cette belle découverte !

Mercredi 2 mars 2011

http://cultureguu.over-blog.com/article-la-femme-sauvage-michel-gardere-68417963.html

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :