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http://www.decitre.fr/gi/41/9782213598741FS.gifhttp://www.whoswho.fr/photobio-jean-favier_31120_M.jpgDans le dense lacis des ruelles médiévales, la place de Grève, à l'emplacement de l'actuel Hôtel de Ville, apparaît comme la seule digne de ce nom. C'est là que, sous l'œil vigilant d'une armée d'agents municipaux, sont débarquées les marchandises qui approvisionnent la ville. Là encore que les provinciaux viennent chercher un emploi. Là aussi que, face au pouvoir royal, la bourgeoisie parisienne affirme son autonomie.


Dans le Paris de la fin du Moyen Age, la rive droite, c'est la ville par excellence des bourgeois, des marchands, des artisans. On dit tout simplement « la Ville »*. Son cœur est un lacis digne de Dédale. La « grand-rue » est ici la rue Saint-Denis, que prolonge le Grand-Pont ? ou Pont-au-Change ? vers la Cité*. Dès le XIVe siècle, on a voulu compléter le système de franchissement du fleuve. La « Planche Mibrai » est alors lancée, simple passerelle dans le prolongement de la rue Saint-Martin. Son remplacement à partir de 1413 par un pont de pierre, le pont Notre-Dame, achève de débrider la circulation nord-sud : il y a désormais deux ponts sur chaque bras de la Seine*. Autour de la Croisée de Paris*, la position géographique de Paris a déterminé l'organisation des deux principaux centres économiques : le port en Grève* et les halles en Champeaux. Au lieu-dit les Champeaux, vers la porte Montmartre, les Halles sont à l'aboutissement de plusieurs routes essentielles du ravitaillement parisien : les routes de Picardie, de Normandie, voire de Flandre et d'Artois. Elles sont le siège d'une sorte de foire permanente où le blé, le hareng, la morue, les oeufs, les fromages et le fourrage s'inscrivent dans le paysage comme autant de halles, de longues galeries plus ou moins groupées autour d'une cour triangulaire, au sud de l'église Saint-Eustache. S'y joignent les produits de l'artisanat local et régional. Il y a les halles ? souvent de simples travées d'une halle ou d'une autre ? des gantiers, des merciers, des lingères, des chaudronniers, celle des ...

Le petit monde de la place de Grève

Par Jean Favier
publié dans Les Collections de L'Histoire n° 9 - 10/2001  Acheter Les Collections de L'Histoire n° 9  +



http://www.albin-michel.fr/multimedia/Article/Image/1999/9782226109002-X.jpg

Document 1999 - Place de Grève, un théâtre ambulant anime les lieux. Maraîchers, crieurs de rue, mendiants, marchands d'images ont cédé leur place aux baladins. Les badauds s'esclaffent. Les rires sont tels qu'un meurtre pourrait être commis sans que personne ne s'en aperçoive. Mais l'Écrivain public a lui aussi assisté au spectacle. Il sait qu'un cri a été étouffé.

L' Ombre du diable

Auteur : Hubert de Maximy

Les éditions Albin Michel

juin 1999



 

http://www.babelio.com/users/AVT_Hubert-de-Maximy_9442.jpegNé à : Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire) , 1944 - Hubert de Maximy a été producteur, réalisateur de documentaires et scénariste de BD pour Métal hurlant.

Il se passionne très vite pour l'écriture. Titulaire d'une maîtrise d'économie et d'un doctorat de gestion, cet auteur se consacre à la littérature.

Sa vocation d'écrivain est née du plaisir que lui procure le fait de raconter des histoires. Son goût pour les voyages lointains est certainement aussi une des raisons qui le poussent à écrire.

Les thèmes abordés dans ses livres sont les enquêtes policières au moyen-âge et à la Renaissance, ainsi que le monde paysan au XIX° siècle. Le genre policier qui le caractérise est principalement l'historique. Hubert De Maximy est inspiré par des auteurs dont Sir Arthur Conan Doyle qu'il admire beaucoup.

Parmi ses romans : L’Ombre du diable (Albin Michel, 1999), La Bande noire (Cheminements, 2003), Les Loups du Mardi-gras, Deux ânes, deux moines et deux putains (Hors Commerce, 2005-2006), et Le Bâtard du bois noir (L'Archipel, 2008).

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