Document 2005 - Les années de paix comprises entre l'Exposition universelle de Paris de 1878 et le début
de la Première Guerre mondiale sont considérées rétrospectivement comme un âge d'or par les Français de l'entre-deux-guerres.
Pour ces derniers, cette " Belle Époque " évoque de nombreux souvenirs qui, pêle-mêle, contrastent avec la brutalité de la Grande Guerre : stabilité du franc, plaisirs des cabarets parisiens,
érection de la Tour Eiffel, invention du cinéma, débuts de l'automobile, triomphe de l'Art Nouveau, premier départ du Tour de France... Bref, tout un paradis " fin-de-siècle " qui semble bel et
bien perdu en 1919.
Toutefois, l'expression de " Belle Époque " est un leurre. Elle dissimule incontestablement un certain nombre de dysfonctionnements politiques, de crises sécuritaires et sociales sur lesquels se
focalise l'angoisse populaire : tandis que la montée du syndicalisme ouvrier inquiète, que l'affaire Dreyfus bat son plein, la bande à Bonnot et les apaches des faubourgs terrorisent la capitale.
L'édifice politique de la Troisième République naissante a néanmoins pu se consolider grâce, notamment, au concours d'un serviteur indéfectible de l'État, présent sur tous les coins de l'hexagone
et bien connu des Français : le gendarme.
Mais qui est donc ce moustachu que l'on aperçoit sur les cartes postales de la Belle Époque ? En quoi consiste son travail ? Comment est-il perçu par les Français ? Que représente-t-il pour le
contemporain ? Autant de questions auxquelles nous renvoie la lecture du Petit Journal, quotidien très prisé des Français de la Belle Époque. Voir le gendarme au regard de son Supplément illustré
hebdomadaire, c'est plonger dans une période singulière, au travers du prisme particulier de la presse populaire.
Yann Galera , Guy Parayre (Préfacier)
Broché
Paru le : 01/12/2005
Éditeur : Documentation Française (La)
L'auteur en quelques mots en 2005 ...
Le chef d escadron Edouard Ebel, docteur en Histoire, dirige le bureau Études, Traditions et Symbolique du département de la Gendarmerie nationale du Service historique de la Défense.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles relatifs à l'histoire du maintien de l'ordre public en France.
L'aspirant Yann Galera est chercheur au sein du bureau Études, Traditions et Symbolique du département de la Gendarmerie nationale du Service historique de la Défense. Il a notamment publié La garde républicaine mobile à l'épreuve du 6 février 1934 et prépare à l'université Paris IV une thèse sur la représentation des gendarmes au XXe siècle.
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