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Document février 2011 - Après la violence des combats autour de Monte Cassino, l'armée allemande se replie vers le Nord, et les bataillons SS, contrés par les partigiani, commettent dans les villages de Toscane et de Ligurie d'abominables carnages de civils.


À quelques kilomètres de l'abbaye réduite à l'état de ruines par un bombardement meurtrier, dans l'hôpital de campagne allemand installé dans un couvent cistercien, un jeune blessé autrichien et le moine italien qui l'assiste échangent, jour après jour, pour échapper aux horreurs qui les entourent, aux souffrances et à l'angoisse de la mort, leurs souvenirs de jeunesse.


Le conservatoire de musique de Vienne, le violoncelle, la musique de Schubert, la beauté de la campagne et des villes toscanes s'allient pour occulter le plus longtemps possible le terrible chemin qu'il reste à parcourir.


Dans ce huis clos, qui résonne des échos des combats, des cris des blessés et de leurs cauchemars, s'expriment la fraternité, la compassion et la dignité des êtres face aux épreuves les plus extrêmes.

Auteur de romans historiques, Renée Bonneau a déjà publié, chez Nouveau Monde éditions, Danse macabre au Moulin-Rouge (2007) et Sanguine sur la Butte (2010).



Le courrier des auteurs : 09/02/2011


1) Qui êtes-vous ? !
Ancien professeur agrégée de lettres classiques, j'écris depuis ma retraite des anthologies et des romans policiers historiques autour de grandes figures de l'art Monet, Toulouse-Lautrec Georges Méliès. J'ai pour l'Italie un amour particulier, et c'est à l'occasion d'un voyage dans les Abruzzes que j'ai fait la découverte qui m'inspira cette histoire.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
A partir de la rencontre, dans un couvent cistercien des environs de Monte Cassino, entre un jeune soldat autrichien blessé à mort et le moine italien qui l'assiste, la revanche de la fraternité et de la dignité humaine sur l'horreur des jeunes destins brisés par la guerre.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«J'étudiais le violoncelle au Konservatorium, je voulais en faire mon métier. Mais au lieu d'un violoncelle, c'est une mitrailleuse qu'on m'a mise entre les mains ! Savez-vous que parfois je rêve quand je joue ? J'échappe un moment aux cauchemars des bombes, des grottes obstruées par les éboulements, aux rats me grimpant dessus, au char qui va m'écraser dans la boue où je suis enfoncé.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La musique d'accompagnement serait, de toute évidence, puisqu'il fait l'objet d'une page de ce livre, le lied de Schubert La jeune fille et la mort.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'affection et la pitié de ce moine italien envers le jeune soldat qu'il doit accompagner à la mort, et l'Art qui apporte son apaisement à ses souffrances et à ses angoisses.



  • Les courts extraits de livres : 09/02/2011

Depuis six mois les Abruzzes étaient le théâtre de combats acharnés dont les échos retentissaient dans les vallées alentour et parvenaient jusqu'à notre monastère de Casamari, pourtant situé à quelque quarante kilomètres du lieu des batailles. Les Alliés avaient lancé en janvier, février, mars, des assauts infructueux contre la ligne Gustav installée par Kesselring et qui leur barrait la route vers le Nord. La via Casilina, dans la vallée du Liri, reliant Naples à Rome, était le seul moyen de passage de leurs troupes, mais les Allemands en avaient verrouillé l'accès en occupant tous les sommets qui la dominaient, du mont Cairo au nord aux monts Aurunci au sud, et, face aux montagnes, la supériorité en chars des Alliés était inexploitable.

 

Tout l'hiver, le corps expéditionnaire français, la 8e armée britannique et la 5e armée américaine avaient tenté de les conquérir, sans cesse repoussés par les contre-attaques allemandes. Quant aux troupes débarquées en janvier à Anzio, elles étaient bloquées sur place.


Tout l'hiver, les blindés enlisés sur les routes marécageuses avaient été pulvérisés par les Panzerfaust. Les soldats avaient traversé des champs de mines, escaladé des falaises, grimpé des ravins à pic sous la pluie, la boue, la neige et le feu meurtrier des roquettes, des grenades et des mortiers.

 

Mais le Monte Cassino, bastion nord de la ligne Gustav, dont la défense avait été assignée aux «Diables verts», la célèbre lre division d'élite de parachutistes, tenait toujours. Il convenait à n'importe quel prix de réduire ce dernier point de résistance.

 

Le ciel gronda, le 17 février, du vol des forteresses volantes et des bombardiers qui déversèrent leur pluie de feu sur le monastère. À la dernière vague, suivie de tirs d'artillerie, les derniers murs s'écroulèrent. Cinq cents tonnes de bombes et trois cents morts : des civils qui s'y étaient réfugiés, se croyant à l'abri dans un lieu saint. En mars, un dernier pilonnage acheva de réduire en poussière un superbe édifice chargé d'histoire.



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