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Nouveau portrait du jour Elisabeth Laurent
Culture et justice développe la rubrique Portrait du jour, ouvre ses pages aux fidèles lecteurs de la page et reçoit avec infiniment de plaisir Elisabeth Laurent
Elisabeth Laurent est passionnée d'histoire et de voyages. Après des études d'histoire, elle s'est tournée vers l'enseignement tout en nourrissant une véritable passion pour l'écriture. À travers ses récits, elle aspire à captiver ses lecteurs en mêlant aventures et éclairages historiques, tout en les invitant à réfléchir aux enjeux du monde contemporain...
Professeure, à Lycée Descartes à Tours.
Bienvenue Elisabeth sur le blog des aficionados du crime de la page Culture et justice.
Interview d’Élisabeth Laurent — pour Culture et justice.
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1. Bonjour Élisabeth, pouvez-vous nous parler de votre parcours avant l’écriture de votre premier roman, pour les lecteurs de Culture et Justice ?
Je suis professeure d’histoire-géographie dans un lycée, un métier que j’exerce depuis 2002 et qui nourrit naturellement mon goût pour l’Histoire et pour la transmission. L’Énigme Théodora est mon premier roman. Je l’ai commencé en 2013 et terminé en 2024 — dix années d’écriture par intermittence, au gré des inspirations et des pauses de la vie. J’ai voulu écrire le livre que j’aurais aimé lire : un roman qui mêle Histoire et archéologie, mystères et énigmes anciennes, mais aussi des enjeux contemporains, géopolitiques, et une touche de romance — parce que j’aime quand les émotions s’invitent dans l’aventure.
2. Les auteurs qui vous ont le plus inspirée, le plus marquée, quel que soit le moment de votre vie
Les auteurs qui m’ont le plus marquée sont sans hésitation Agatha Christie, Elizabeth Peters et Anne Perry. Ce sont des autrices que je lis et relis toujours avec le même plaisir. J’aime leur manière de mêler intrigue, psychologie et contexte historique. Elizabeth Peters, en particulier, m’a profondément inspirée avec sa saga d’Amelia Peabody, cette archéologue intrépide qui explore l’Égypte à la fin du XIXᵉ siècle. J’y retrouve tout ce que j’aime : l’aventure, l’humour, l’Histoire et un brin de romance. Et puis j’ai aussi un vrai faible pour M. C. Beaton, l’autrice d’Agatha Raisin. J’ai dévoré toute la série. En termes d’inspiration, je me sens aussi proche d’auteurs comme Dan Brown, Steve Berry ou encore Giacometti et Ravenne. J’aime leurs récits où l’Histoire devient le cœur d’une enquête, et où les énigmes du passé résonnent avec le présent.
3. L’élément, l’événement déclencheur de l’écriture ?
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L’histoire est née à un moment particulier de ma vie. J’avais déjà écrit un peu quand j’étais au collège et au lycée, mais sans projet précis. Puis j’ai été frappée par un neurinome de l’acoustique, une tumeur bénigne située sur le nerf de l’équilibre et de l’audition. Cette atteinte a provoqué une paralysie faciale et m’a contrainte à rester chez moi pendant deux ans pour suivre une rééducation et réapprendre à parler. L’écriture m’a alors permis de traverser cette période difficile. C’était une façon de rester active, de me sentir utile, et surtout de m’évader. J’avais envie de mêler l’Histoire et l’archéologie, mais aussi d’y ajouter une touche de glamour et de légèreté. C’est ainsi qu’est née l’idée de mes trois héroïnes — Isabella, Julia et Vittoria — trois jeunes femmes italiennes brillantes, indépendantes, un peu privilégiées, mais animées par une vraie passion pour la découverte. À l’origine, le roman s’intitulait Isabella Corsini et le diadème de Théodora. J’avais envie de créer une saga dans l’esprit d’Indiana Jones ou de Benjamin Gates : un titre d’aventure qui évoque à la fois la quête et le mystère. Finalement, peu après la parution, j’ai choisi de le renommer L’Énigme Théodora, qui correspondait mieux à l’esprit du livre.
4. Comment présenterez-vous votre dernier roman ?
L’Énigme Théodora est un roman à la croisée des genres : à la fois thriller historique, roman d’aventure et romance. C’est une véritable chasse au trésor, nourrie de mystères, de complots et d’enjeux contemporains. L’intrigue s’articule autour d’un trésor byzantin pillé lors de la quatrième croisade, à Constantinople, par les croisés latins, puis ramené à Venise. Dans mon roman, une partie de ce trésor aurait disparu, et le diadème de Théodora — celui représenté sur la célèbre mosaïque de Sainte-Vitale à Ravenne — en est la clé. L’histoire mêle suspense, manipulations, mafia et société secrète internationale, sur fond d’aventure et de voyages à travers l’Italie : de Rome à Ravenne, en passant par Istanbul. Et puis, bien sûr, il y a aussi une dimension plus intime, avec plusieurs histoires d’amour.
5. La relation avec votre éditeur ou la décision d’être auto-éditée ?
J’ai choisi l’auto-édition, mais pas par dépit. Ce n’est pas une décision prise à la suite de refus, c’est un véritable choix. Aujourd’hui, il existe des milliers de maisons d’édition, et je suis convaincue que beaucoup d’auteurs peuvent être publiés s’ils le souhaitent. J’ai reçu environ sept propositions de contrat d’édition : trois provenaient de maisons à compte d’auteur, que j’ai refusées, car il n’était pas question pour moi de payer pour être publiée. Les autres étaient des maisons à compte d’éditeur, mais de petite taille. J’ai longuement réfléchi, sans percevoir une réelle plus-value par rapport à l’auto-édition : je savais que la visibilité en librairie serait limitée et que la promotion reposerait malgré tout sur moi. J’ai donc choisi de publier via Amazon KDP, une solution gratuite, simple et rapide. Après plus de dix ans d’écriture, je voulais que le roman soit disponible sans attendre les longs délais de lecture et de validation éditoriale. Ce que j’apprécie surtout, c’est la liberté totale qu’offre l’auto-édition : j’ai pu corriger et améliorer le texte après les premiers retours de lecteurs. Au départ, le roman avait un côté un peu trop "prof d’histoire-géo”, avec de nombreuses descriptions historiques. Les retours enthousiastes, mais constructifs, m’ont poussée à alléger ces passages pour laisser plus de place à l’aventure et à la dimension romanesque. L’auto-édition m’a permis d’évoluer, d’apprendre et de maîtriser toutes les étapes de la publication. Je ne regrette absolument pas ce choix.
6. Pouvez-vous nous parler de vos projets à venir ?
Mon prochain projet est la suite directe de L’Énigme Théodora. Le premier roman se conclut avec un véritable épilogue, mais il ouvre la voie à une nouvelle aventure. Chacune des trois héroïnes aura son propre roman : Isabella est au centre du premier, Julia sera au cœur du deuxième, et Vittoria prendra le relais dans le troisième. Le deuxième tome s’intitulera Le Dernier Tombeau. Il portera sur la recherche du tombeau d’Alexandre le Grand — mais je ne peux pas en dire trop pour le moment ! L’intrigue est déjà bien avancée : j’en ai écrit environ un quart, même si la reprise des cours au lycée m’a un peu ralentie. J’espère une parution avant l’été 2026. Comme pour L’Énigme Théodora, ce nouveau roman mêlera mystère historique, aventure, romance et enjeux contemporains. À travers les voyages de mes héroïnes, j’aime explorer non seulement les trésors du passé, mais aussi les questions géopolitiques et sociétales actuelles des pays qu’elles traversent.
Merci à Culture et justice pour cet échange et pour l’intérêt porté à mon travail.
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Un diadème ancien, un trésor oublié du sac de Constantinople, et une course contre des forces mystérieuses.
Lorsqu'un diadème byzantin, attribué à l'impératrice Théodora, est miraculeusement retrouvé et exposé au public, personne ne se doute que ce joyau, pillé lors du sac de Constantinople en 1204, déclenchera une série d'événements qui bouleverseront à jamais plusieurs vies. Mais lorsque le diadème est volé, un mystère vieux de 500 ans refait surface, déclenchant une lutte acharnée entre un obscur joaillier, Ernesto Guillieri, et un mafieux sans scrupules, tous deux prêts à tout pour retrouver un trésor légendaire, fruit des pillages de cette époque.
Trois amies, Isabella, Julia et Vittoria, se retrouvent malgré elles plongées au cœur de cette quête périlleuse après leur rencontre avec le comte Lucas Mandolo. Ce dernier est à la recherche d’un médaillon mystérieux, que le hasard a placé entre les mains d'Isabella.
Ensemble, ces quatre alliés improbables se lancent dans une chasse au trésor haletante à travers l'Italie, à la recherche des indices laissés par l’histoire. Mais cette aventure n’est pas une simple quête pour de l’or et des reliques : derrière chaque découverte se cache une vérité bien plus sombre. Le médaillon et le diadème sont les clés d'un secret bien gardé, mais ils doivent aussi faire face à une organisation secrète, puissante et déterminée, qui manipule la vérité pour servir des intérêts géopolitiques.
Ce roman va bien au-delà de la chasse au trésor traditionnelle. Dans un récit captivant où la géopolitique, la manipulation et les intrigues historiques s'entremêlent, il dévoile un monde où la vérité devient une arme de pouvoir, et où chaque choix peut bouleverser l’équilibre mondial.
Isabella Corsini et le diadème de Théodora est une aventure palpitante qui mêle avec brio romance, mystère et histoire. Avec des allures de Benjamin Gates en talons aiguilles, Isabella devra naviguer entre l'amour, les trahisons et la découverte d’un secret ancestral capable de redéfinir le cours de l'Histoire. Cette héroïne moderne affrontera des forces obscures tout en cherchant à préserver ceux qu’elle aime, dans une course contre la montre haletante où chaque vérité dévoilée pourrait bien tout changer.
- Éditeur : Independently published
- Date de publication : 22 septembre 2024
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Culture et justice rassemble des informations relatives à l’actualité culturelle sur les questions de justice. Histoires, romans, portraits du jour, salon de livres... Page indépendante sans but lucratif administrée par Philippe Poisson et Camille Lazare, membres de l'association Criminocorpus.
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A propos du site : Musée - Histoire de la justice, des crimes et des peines | Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice."
Relecture et mise en page Ph.
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Politique éditoriale sur la page Culture et justice - Le blog de Philippe Poisson
"Le carnet de recherche de Criminocorpus a été créé en 2008 sur la plateforme Hypotheses avec l'objectif de couvrir l'actualité de la recherche en histoire de la justice. Il s'est progressivem...
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