Le taxi s’engagea sur un chemin juste à côté de la route principale qui partait du musée d’Auschwitz vers le sud et passa devant une rangée de bungalows avec des jardins un peu en pagaille en ce mois de novembre. Il s’arrêta devant une paire de grilles rouillées, à moitié ouvertes, dont le cadenas pendait. À l’intérieur, on pouvait apercevoir des serres délabrées et envahies par la végétation.
En sortant du taxi, j’ai poussé les grilles et je suis entrée. Je me suis approchée des serres, en essayant d’imaginer les travailleurs du camp de concentration et d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau, situé à proximité, qui ont construit et travaillé de force à cet endroit à partir de 1943.
Il s’agissait des vestiges du sous-camp de Rajsko, l’un des 40 camps de concentration satellites d’Auschwitz.
Ce fut autrefois une station botanique expérimentale nazie destinée à soutenir l’usine IG Farben en cultivant et en extrayant le latex d’une espèce de pissenlit russe (Taraxacum kok-saghyz afin de répondre aux besoins de plus en plus importants des nazis en matière de caoutchouc de guerre. Le camp était l’enfant rêvé de Heinrich Himmler, l’un des principaux architectes des programmes génocidaires d’Hitler...
Kate Ferry-Swainson is an AHRC-sponsored technē DPT PhD researcher in the department of Languages, Literatures and Cultures and the Holocaust Research institute at Royal Holloway, University of London.
/https%3A%2F%2Fimages.theconversation.com%2Ffiles%2F599936%2Foriginal%2Ffile-20240516-17-bn9odh.jpg%3Fixlib%3Drb-4.1.0%26rect%3D0%2C393%2C3920%2C1957%26q%3D45%26auto%3Dformat%26w%3D1356%26h%3D668%26fit%3Dcrop)
Charlotte Delbo et les femmes du convoi 31000 : enquête sur les traces d'un camp nazi oublié
Sur les traces du convoi 31000 - le seul convoi vers Auschwitz-Birkenau composé uniquement de femmes déportées de France en raison de leur activisme politique.
/image%2F0535626%2F20201105%2Fob_776525_121486191-103977568156252-511899038425.jpg)