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Les graviers, ces jeunes travailleurs qui transformaient et faisaient sécher la morue sur les plages de Saint-Pierre-et-Miquelon, besognaient les mains nues, ce qui leur valait des blessures douloureuses, exacerbées par le sel. | Photo issue du livre Les Graviers, clochards des mers de Luc Corlouër / Collection privée / DR

À cheval sur les XIXe et XXe siècle, des jeunes bretons et normands ont travaillé dans l'archipel français d'Amérique du Nord dans des conditions extrêmement difficiles pour permettre la commercialisation de la morue séchée.

S'ils font partie intégrante de l'histoire de la pêche à la morue au large de l'île de Terre-Neuve (sud-est du Canada), les graviers ont pourtant été oubliés au fil du temps, alors que leur contribution a été essentielle pour le commerce de ce poisson exporté et consommé séché. Entre 1820 et 1930, chaque année, des milliers d'enfants bretons et quelques jeunes normands et basques, âgés de 10 à 18 ans, étaient envoyés pendant six mois dans cette zone de l'Atlantique Nord, à Saint-Pierre-et-Miquelon, pour laver, couper, sécher et saler les morues, avant qu'elles ne soient exportées vers l'Europe. Effectué sur les graves, les immenses plages de cailloux ou de galets dont ils tirent leur nom, leur travail était physique, dans des conditions très difficiles, dans le vent, le froid et l'eau salée. Et pour un salaire dérisoire...

Manuella Binet – Édité par Émile Vaizand

Tag(s) : #Enfance - Enfants - Mineurs
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