Un article récent paru dans Science a été largement lu comme s’il révélait une préférence des hommes néandertaliens pour les femmes sapiens. Cette lecture, séduisante pour nos imaginaires contemporains, nous maintient dans une zone de confort où l’altérité se laisse encore penser dans les termes du désir et de l’attirance. Mais dès que l’on restitue les chromosomes à l’épaisseur des sociétés, en croisant génétique, archéologie et anthropologie culturelle, une autre image se dessine, plus dérangeante, qui touche à quelque chose de plus nu dans l’humain : des groupes structurés par des règles de circulation, des réciprocités inégales, des frontières, des alliances et peut-être des violences dont nous commençons à peine à mesurer la profondeur
Archéologue et chercheur au CNRS, Auteurs historiques The Conversation France; Université de Toulouse
/https%3A%2F%2Fimages.theconversation.com%2Ffiles%2F727307%2Foriginal%2Ffile-20260331-57-rz5ps4.png%3Fixlib%3Drb-4.1.0%26rect%3D42%2C0%2C2611%2C1305%26q%3D45%26auto%3Dformat%26w%3D1356%26h%3D668%26fit%3Dcrop)
Question de goût : les néandertaliens aimaient-ils vraiment les femmes " sapiens " ?
Un article récent paru dans " Science " a été largement lu comme s'il révélait une préférence des hommes néandertaliens pour les femmes sapiens. Mais qu'en est-il vraiment ?
/image%2F0535626%2F20201105%2Fob_776525_121486191-103977568156252-511899038425.jpg)