En 2006, des journalistes découvrent une drôle d’histoire : la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) disposerait d’un trésor de guerre. Plusieurs millions – autour de 50, prévus pour « sauver » l’État français en cas d’invasion… mais le plus surprenant n’est pas l’argent, dans cette histoire. C’est surtout ce que les services secrets en ont fait : à la fin de la guerre froide, considérant peut-être, comme le disait l’historien Francis Fukuyama, que nous avions atteint la « fin de l’Histoire », François Mitterrand semble avoir conclu que ce pactole pouvait être placé, pour fructifier. Et donc, ne plus être disponible immédiatement !
Sauf que : nos agents des services secrets semblent être de bien piètres investisseurs… au lieu de diversifier leurs placements, comme le ferait tout « bon père de famille » - expression qui vieillit décidément mal... voilà qu’ils investissent plus de la moitié dans une seule entreprise de luxe !
Et ce qui devait arriver arriva : l’entreprise a fait faillite. Pire : estimant l’entrepreneur responsable, les services secrets ont voulu l’obliger à rendre l’argent, et se sont enfoncés dans une spirale sans fin. Jusqu’à légèrement déraper… et commettre la faute qui vaudra condamnation en première instance pour Bernard Bajolet, le chef de la DGSE.
Un récit documentaire de Marjolaine Koch
Invité :
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Thierry Lévêque, journaliste indépendant spécialiste des affaires judiciaires, il travaille notamment aux Jours.
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Le Trésor perdu de la DGSE - L'intégrale
Aujourd'hui dans Affaires Sensibles le trésor perdu de la DGSE.
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