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Le bagne c’est aussi des milliers d’agents qui se sont succédés, à la surveillance et au maintien de l’ordre carcéral, à l’intendance, à l’infirmerie, dans les bureaux. S’ils n’ont pas été nombreux à témoigner, on ne saurait passer sous silence leurs rares manifestations.
En 2014, les ANOM ont acquis en fonds privés les cahiers du médecin militaire Léon Collin, sous la cote FR ANOM 220 APOM.
Le docteur Léon Collin est affecté, de 1906 à 1910, au transport, sur le navire La Loire, des condamnés vers la Guyane. Au moins une fois, entre deux voyages, il effectue un séjour assez long sur la terre du bagne. Ces deux expériences, maritime et terrestre, suscitent un reportage photographique et un cahier tapuscrit de 155 feuillets. Les descriptions des lieux et de l’organisation pénitentiaires alternent avec une saisissante galerie de criminels (et de crimes) et avec des considérations personnelles, parfois surprenantes, sur la nature et les institutions humaines.
Si l’auteur ne soumet à aucun moment le bagne colonial à une remise en cause radicale, il est sans indulgence pour les procédés et l’impéritie de l’administration pénitentiaire. Et si certains énoncés trahissent à nos yeux modernes de troublants préjugés (sur les inégalités raciales, les déviances sexuelles ou les prédestinations criminelles), d’autres, non moins nombreux, témoignent d’une sincère indignation, non dénuée de compassion...
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Léon Collin, un médecin colonial au bagne de Guyane
Le bagne c'est aussi des milliers d'agents qui se sont succédés, à la surveillance et au maintien de l'ordre carcéral, à l'intendance, à l'infirmerie, dans les bureaux. S'ils n'ont pas été ...
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