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http://uswarbrides.com/graphic/amours.jpgDocument 2010 - De 1914 à 1918, puis de 1944 à 1945, des millions de soldats américains, doughboys puis GI'S, débarquèrent en France pour participer à la libération. Entre ces jeunes hommes joyeux, images même de l'opulence et de la santé, porteurs de liberté, et les femmes françaises, des contacts, voire des unions, ne pouvaient manquer de se nouer. Cette «fraternisation» s'est heurtée à de nombreux obstacles. D'abord, la désapprobation, assez courante, des familles, dans le contexte d'une société aux valeurs rigides. L'opinion américaine, en outre, s'inquiétait de l'influence de Françaises frivoles et coquettes, les hoo-la-la, sur ses boys. Ensuite, les efforts contraires de l'armée américaine. Ils avaient pour origine un souci d'«hygiène sociale» on craignait notamment la montée de la prostitution et des maladies vénériennes et des préoccupations plus terre-à terre : une war bride (épouse de GI) se voyait octroyer immédiatement la nationalité américaine, plus le droit au rapatriement aux frais du gouvernement américain, une pension de veuvage en cas de décès de leur mari, etc.

Elles furent environ 6 000 Françaises après 1918, et 6 500 après 1945, à rejoindre leur époux aux États-Unis.

Le chiffre n'est pas négligeable, les trois cinquièmes des war brides de 14-18, un dixième de celles de 39-45. Ce livre raconte leur histoire, à travers vingt-cinq destins. Ces femmes ont franchi le pas, connu les tracas administratifs, la vie dans les baraques d'un cigarette camp, puis la traversée de l'Atlantique sur des paquebots spécialement dédiés. Elles sont, en quelque sorte, les premières aventurières de l'après-guerre.

Quittant une France ruinée et étriquée, elles ont connu un véritable choc culturel, découvrant une société opulente et ouverte, mais aussi matérialiste et marquée par la ségrégation raciale. Elles ont souvent supporté des époux traumatisés par la guerre le choc de 39-45, méconnu, fut tout aussi considérable que ceux de 14-18 ou du Vietnam. Au total, elles ont relevé le défi. La moitié ont divorcé, mais seules 150 sont rentrées en France. La plupart, au contraire, ont saisi l'occasion et réalisé, à leur façon, le rêve américain. Jacqueline, spécialiste d'art mong, Antoinette, professeur à Berkeley, Denise, programmatrice en informatique, et tant d'autres, chanteuses, mannequins, enseignantes, sont à la fois pleinement Françaises, nostalgiques du pays, s'exprimant dans une langue délicieuse, et pleinement Américaines. Elles donnent l'image de fiançailles réussies entre deux sociétés que tout, ou presque, opposait en 1945.

 

  • La revue de presse Christophe Ono-dit-Biot - Le Point

 

Ils sont venus, ils ont vaincu, elles les ont vus. En 1944, comme leurs mères avant elles pendant la Grande Guerre, les Françaises n'ont jamais trouvé hommes plus beaux que les soldats de l'Oncle Sam, fraîchement débarqués le 6 juin sur les côtes normandes. Et, comme leurs pères avant eux, ces derniers ne résistèrent pas à ces pimpantes créatures, précédées dans l'imaginaire américain du sulfureux surnom de «Ooh-la-la-girls». Facile et infidèle, la Française ? Non, mais le stéréotype, colporté par les boys de 14-18, jamais vraiment remis des «petites dames de Pigalle», avait encore la peau très dure lors de la guerre suivante... Une plongée dans l'inconnu que Hilary Kaiser, maître de conférences à l'université Paris-XI, a voulu raconter après avoir interviewé quelques-unes de ces war brides, qui furent 6 000 à s'embarquer pour rejoindre leur amour dans le Nouveau Monde. Cruelle désillusion quand l'uniforme cédait la place à une exotique chemise de cow-boy, panique lorsque, au lieu des gratte-ciel, la nouvelle venue se retrouvait «dans la pampa» : en 1946, ce n'était pas toujours si facile d'être une femme libérée...

 

  • La revue de presse Thomas Wieder - Le Monde

 

Un homme en uniforme est capable de tout, du meilleur comme du pire. Selon son camp, un combattant est un héros ou un barbare, pas les deux à la fois. Dans le cas des libérateurs de 1944, la mémoire a tranché. "La plus grande des générations" - les Américains appellent ainsi les vétérans de la deuxième guerre mondiale - continue d'incarner le meilleur de l'humanité face au Mal absolu que fut le nazisme. Avec la part d'exagération que comporte toute légende dorée. Sans nier les exactions commises, Hilary Kaiser met l'accent sur la face rose de l'histoire, celle de la "fraternisation amicale" entre les GI's et les jeunes Françaises...

Des amours de gi's ; les petites fiancées du débarquement

Auteur : Hilary Kaiser

Date de saisie : 02/03/2010

Genre : Histoire

Éditeur : Tallandier, Paris, France

Collection : Contemporain Tallandier

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L’armée américaine et les viols en france - juin 1944-mai 1945

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