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http://www.decitre.fr/gi/47/9782353150847FS.gifDocument 2010 - Au gré des auditions, des confrontations, des indiscrétions téléphoniques, des confessions d'indicateurs et des discussions hors procédure, Philippe Normand explore non seulement le jargon policier, mais aussi celui de la drogue, de la prostitution, de la banlieue et de la Justice.


Classés petits délinquants ou voyous d'envergure, les clients de la Maison Poulaga prennent eux aussi un malin plaisir à pratiquer la métaphore et l'antiphrase. Une plongée dans les eaux troubles du jargon policier, parmi les plus imagés qui soit. Un plaisir linguistique, un florilège d'humour, d'invention, de dérision et de poésie !

 

Dictionnaire des mots des flics et des voyous

Philippe Normand

Broché

Paru le : 19/08/2010

Éditeur : Balland

 

 

L'auteur en quelques mots ...

 

Philippe Normand a passé plus de trente ans au sein de la police judiciaire, en tant que commandant de police.

 

Flic ou voyou, une question de vocabulaire

Publié le jeudi 19 août 2010 à 11H42


Philippe Normand, commandant de police en Normandie puis à Paris, nous propose son « Dictionnaire des mots des flics et voyous ». Cela fleure bon les dialogues d'Audiard ou les trouvailles de Frédéric Dard. Un sacré voyage dans la langue française.

 

 

Philippe Normand a passé plus de trente ans dans la police judiciaire en tant que commandant de police

A quelques jours de la rentrée scolaire, il est sans doute utile de se pencher sérieusement sur l'achat d'un dictionnaire. Mais abandonnons le côté conventionnel pour nous pencher sur de « l'exotique »  avec ce « Dictionnaire des mots des Flics et des Voyous » (Balland). Indispensable pour briller en société, et dans la cour de recré pour les plus jeunes, ce « dico » est l'œuvre du Normand, Philippe Normand !


Après une carrière bien remplie de policier, en Normandie puis à Paris, Philippe maîtrise, avec une certaine délectation, une nouvelle langue vernaculaire, l'argot des flics et truands. Il nous fait donc partager ce « capital linguistique » dans un dictionnaire particulièrement imagé.


En voici quelques exemples : Beurrer le marmot (consoler), faire une césarienne (voler à la tire en découpant les poches),langoustines (au choix , prostituées ou voitures ministérielles), faire à la grenouillette (interroger en laissant croire que l'on dispose d'infos), envoyer aux asperges (obliger une fille à se prostituer), faire les apéritifs (pour une prostituée, travailler de 17 h à 19 h)...

Pour en savoir un peu plus, nous avons joué les « confesseurs ». Et Philippe Normand s'est « mis à table »...


Quelles furent vos premières surprises en matière de vocabulaire ?
«  J’étais un tout jeune inspecteur stagiaire fraichement débarqué dans la capitale, lorsque mon chef m’a tendu un papier sur lequel était inscrite une simple identité. Avec son inimitable accent titi-parisien il m’a déclaré : « Tiens, vas me faire les urines de ce mec là. » Sur le coup, je n’ai pas osé lui demander une traduction mais j’ai pu apprendre auprès d’un autre collègue qu’il me fallait rechercher les éventuels antécédents judiciaires d’une personne gardée à vue au service. Cette personne était inconnue des services de police, ses « urines » étaient donc « claires ». J’ai appris plus tard que cette même personne avait été interpellée par les « saute-dessus » (la brigade anti-criminalité) pour un « casse » en « flag » (un cambriolage en flagrant-délit) et que ces fonctionnaires de terrain venaient par conséquent de faire un « crâne » (une arrestation) ».

Quelles sont les expressions que vous aviez l'habitude d'utiliser ?
« Pour se cantonner dans le domaine des arrestations, vous n’entendrez jamais un policier dire : « nous avons suffisamment d’éléments pour procéder à l’interpellation du suspect demain matin » mais : « on a assez de billes pour aller le serrer ». Si cette arrestation, ce « serrage », doit se dérouler au domicile à la première heure, il est alors dit qu’on va lui « apporter les croissants ». D’une façon générale et quelle que soit l’heure, l’interpellé se verra « passer les pinces » autour des poignets. » 

Parmi les mots et expressions, quels sont ceux qui vous font irrémédiablement sourire ?
« Difficile pour moi d’en extraire, l’amusement ayant été mon premier critère de sélection. Je peux cependant vous citer deux ou trois grands classiques dont je ne me lasse pas : « se mettre à table » pour passer aux aveux, un « julot casse-croûte » pour désigner un proxénète sans envergure ou « filer un coup de périscope » lorsqu’il s’agit de jeter un coup d’œil rapide et discret sur un lieu surveillé. »  

Quel est le mot que vous avez oublié d'inclure dans ce dictionnaire ?
« Il faudrait parler au pluriel. Actuellement je dois en avoir une cinquantaine en réserve. Jusqu’au dernier instant j’en ai communiqué à mon éditeur. Mais il fallait bien arrêter à un moment pour envoyer le tout à l’imprimerie. Avant de nous quitter, je vais vous faire un petit cadeau, relevé dans la presse il y a quelques jours et qui aurait mérité sa place dans le dictionnaire de cette façon : « Manège enchanté » : plateau circulaire sur lequel sont fixés verticalement plusieurs phallus en résine synthétique de dimensions et de couleurs différentes. Avec ce matériel, des équipes de bénévoles vont à la rencontre des jeunes prostituées de rue pour distribuer des préservatifs et en montrer le bon usage. »
www.paris-normandie.fr/article/livres/flic-ou..


« Dictionnaire des mots des flics et des voyous » de Philippe Normand (Balland) 26,90 €

 

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