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http://www.decitre.fr/gi/70/9782268056470FS.gifDocument 2005 - Né en 1757 à Besse-sur-Issole, Gaspard Bouis est un solide gaillard à l'esprit vif, farceur, rêveur, avide de liberté.


Orphelin très jeune, élevé par son parrain, instruit par le curé du village et un ex-bagnard, Gaspard fait preuve d'une volonté et d'une énergie inébranlables qui, mises au service d'un sens aigu de la justice, feront de lui un véritable héros populaire. Révolté par les abus de pouvoir exercés sur le petit peuple par les Fermiers généraux, le jeune Gaspard entre dans la clandestinité et écume toute la Provence accompagné de sa bande, détroussant les riches pour donner aux pauvres.


Fidèle à sa devise : " Effrayez mais ne tuez jamais ", il s'ingénie tout au long de sa brève existence - il est condamné à mort et exécuté à vingt-quatre ans - à ridiculiser les parlementaires et les collecteurs d'impôts, à semer des idées révolutionnaires dans les esprits d'un peuple oppressé et saigné à blanc par la fiscalité inégalitaire de l'époque, suscitant l'admiration populaire, l'amour des femmes, la haine du Parlement.


De sa plume vivante et subtile, Jean Siccardi ressuscite le Robin des Bois provençal pour le plus grand plaisir du lecteur. Mêlant histoire et légende, dans un style proche de l'épopée, l'auteur va bien au-delà de l'aspect biographique et peint une très belle fresque historique de l'époque prérévolutionnaire.

Gaspard de Besse - 1757-1781 - Brigand de France, Héros de Provence

Jean Siccardi

Broché

Paru le : 09/11/2005

 

 

L'auteur en quelques mots en 2005 ...

 

Né à Nice en 1947, Jean Siccardi vit actuellement à Saint-Cézaire-sur-Siagne.


Il est l'auteur de nombreuses œuvres poétiques, de romans dont les plus récents sont La Symphonie des Loups (Presses de la Cité, 2005), Le Moulin de Siagne (Presses de la Cité, 2003), Louise de Mirabeau, la marquise rebelle (Anne Carrière, 2002), Le Bâtisseur de chapelles (Presses de la Cité, 2001), Les Roses rouges de décembre (Presses de la Cité, 2000) et Fugue italienne (Lattès, 2000), de pièces de théâtre et d'albums pour la jeunesse.


Avec Gaspard de Besse, il rend un hommage de plus à sa Provence natale.

 



Gaspard de Besse, le brigand provençal

Gaspard de Besse

Histoire et Légende du brigand provençal

Un film de Christian Philibert

 

Gaspard de Besse , véritable "Robin des Bois provençal", émule de Cartouche et de Mandrin, est un brigand populaire du XVIIIe siècle. À travers les archives, les romans, les spectacles et même un film avec Raimu, ce documentaire nous fait découvrir les mille facettes de la légende et de l'histoire de cet homme hors du commun.

 

Le "Robin des bois " Provençal

http://img.over-blog.com/189x263/0/51/11/65/divers-ter/Gaspard.jpgLes archives concernant Gaspart de Besse sont éparses et laissent dans l'ombre une grande partie de sa brève existance. Gaspard a vraisemblablement reçu une éducation bien au-dessus de sa condition puisqu'à son procès il s'exprima en français châtié, citant les auteurs latins et les philosophes de son siècle. On ignore comment le jeune Gaspard est devenu bandit de grand chemin mais la légende veut qu'il ait été révolté par le sort fait à une pauvre femme de la Valette, mère de quatre enfants, dont le mari était au bagne pour avoir trafiqué sur quelques kilos de sel. Gaspard aurait organisé l'évasion de cet homme ainsi que celle d'un de ses compagnons d'infortune.

C'est à ce moment-là que Joseph Augias et Jacques Bouilly seraient devenus les lieutenants de Gaspard.


Ce qu'on peut toutefois affirmer avec une quasi certitude c'est que la fiscalité injuste et inégalitaire de l'époque, la pression et les abus exercés sur le petit peuple par les Fermiers Généraux ont conduit Gaspard à s'attaquer aux riches pour redonner aux pauvres. Dans son repaire dans les impressionnantes gorges d'Ollioules, Gaspard renforce ses troupes en recrutant d'autres proscrits selon un code de l'honneur qui n'a pas peu contribué à la légende du "bandit au grand coeur" : toute violence gratuite est interdite. On ne s'attaquera qu'aux nobles, aux usuriers, aux collecteurs d'impôts et aux gabelous. On ne touchera pas aux paysans ni aux pauvres. Tout butin sera divisé en deux parts : la plus grande réservée au trésor de guerre et destinée à être redistribuée aux indigents, l'autre part minutieusement et également partagée entre les brigands de la bande.


http://www.cinema-francais.fr/images/affiches/affiches_h/affiches_hugon_andre/gaspard_de_besse01.jpgLa légende prétend que Gaspard n'a tué qu'une seule fois : il aurait abattu de sa main un de ses hommes qui aurait coupé le doigt d'une dame pour lui voler sa bague. D'où la réputation universelle de Don Juan qui entoure le personnage de Gaspard. Parfaitement renseigné sur les convois qui transitent entre Marseille et Toulon - on a longtemps dit que Cuges aurait été la capitale du brigand - Gaspard de Besse a sans aucun doute bénéficié de la complicité objective des petites gens, en particuliers des villageois de Cuges, ravis des coups portés à leurs oppresseurs.

Sa fière allure, le soin qu'il prend de sa personne lui assure un succès certain auprès des dames et pas seulement celles du peuple, même celles qu'il détrousse garde un bon souvenir de lui.


Sa devise était : "Effrayez, mais ne tuez jamais". Son QG aurait été une grotte du Mont Vinaigre. Arrêté dans les Maures en juin 1779 il s'évade moins d'un an après, grâce à la complicité de la fille du geôlier de la prison de Draguignan. On lui attribue aussi la libération d'une colonne de galériens qui viendront grossir les rangs de la bande. Séducteur, rigolard, il épargne les petites gens qu'il arrête par inadvertance, allant jusqu'à leur distribuer des subsides, ce qui lui vaut son surnom de Robin des bois. L'auberge des Adrets (sur l'actuelle Nationale 7) est son centre d'information. C'est un relais de poste, un passage obligé, où les voyageurs s'arrêtent pour laisser reposer leur monture ou pour en changer. Face à l'auberge, les bâtiments abritent le fourrage et les équipages, soit 40 chevaux et 8 paires de boeufs. Un "espion" anonyme de la bande de Gaspard repère les voyageurs argentés : il lui suffit d'aller prévenir le restant de la troupe au galop. Les diligences suivaient alors le chemin (GR51) qui, partant de la N7 au carrefour du logis de Paris, passe devant la maison forestière du Malpey. Une embuscade est tendue. Les voyageurs sont détroussés, surtout les collecteurs d'impôts que Gaspard de Besse affectionne particulièrement.

Justicier au grand coeur, Gaspard laisse à ses contemporains, notamment à l'autorité, une impression d'omniprésence. Il est évident que le pouvoir central comme le pouvoir local ne peuvent rester longtemps sans réagir et laisser s'installer ce contre-pouvoir populaire, semant dans la tête du peuple des idées pré-révolutionnaires. Toutes les forces sont mobilisées pour capturer le hors-la-loi qui menace l'ordre social établi. Avec la complicité active de ceux dont il est devenu le héros, Gaspard va faire courir les gendarmes. Il sera néanmoins capturé sur une dénonciation (on a parlé d'une femme jalouse) en novembre 1779. Il s'évade en mars 1780 et reprend de plus belle ses expéditions punitives. Gaspard est à nouveau capturé en octobre. Cette fois, c'est la fin. Pour éviter les manifestations populaires, Gaspard est transféré à Aix. Son procès commence aussitôt et dure près d'un an. Pour sa défense, Gaspard plaide sa non-violence et sa soif de justice. Mais Gaspard est trop en avance sur son temps et le verdict sera impitoyable : la mort pour celui qui ne l'avait jamais donnée. Le 25 octobre 1781, une foule immense se presse dans les rues d'Aix pour accompagner son héros au supplice. Avec une grande dignité, vêtu de ses plus beaux habits comme s'il allait à la fête, Gaspard marche à la mort la tête haute en saluant la foule. Il avait à peine 25 ans.

Les gens de Cuges racontaient autrefois que Gaspard de Besse, condamné à être roué vif, avait subi son supplice sur la place de l'église vers 1800. Ailleurs, on racontait qu'il était mort à Draguignan. Tout le monde disait l'avoir connu ou rencontré. Ses mille exploits contés aux quatre coins de la Provence en ont fait un personnage de légende.

http://www.occitanies.fr/patrimoine/espigoule.html

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