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http://www.images-chapitre.com/ima2/original/504/16266504_5413014.jpg

 

 

http://s3.static69.com/m/image-offre/c/3/9/b/c39bfd94b02a41448ba3708c7e008b49-300x300.gifDans tout musée ou bibliothèque et à plus forte raison pinacothèque, il existe un secteur dénommé parfois « l’Enfer » où sont conservés des textes et des images à caractère érotique ou sexuel. Habituellement ces œuvres ne sont accessibles qu’à un public dit « averti ».

Le Musée de la Carte Postale n’a pas dérogé à cette règle. Pour le plus grand plaisir des amateurs, nous avons regroupé une brochette de documents représentatifs de l’état d’esprit de nos arrière-grands-parents, qui témoignent des va et vient, des hauts et des bas, des ralentissements et des accélérations de leurs pulsions libidineuses.

 

Ce travail s’est concrétisé sous la forme d’un livre intitulé : La Belle Époque des Cartes Coquines, aux éditions HORAY, www.horay-editeur.fr  en vente dans toutes les bonnes librairies, à compter du 5/11/2009

 

Désormais, si l’éloignement géographique vous interdit de visiter le Musée, vous pourrez en goûter une partie de la substantifique moelle en vous procurant ce livre.

Il aurait pu s’appeler : Dictionnaire Illustré du Sexe à la Belle Époque, ou Le Sexe Cartophile, ou enfin : Éloge de la Suggestion.

 

La carte postale de la Belle Epoque, objet intime par excellence, véhiculant des pensées tendres, affectueuses et bien souvent amoureuses, constitue un support idéal pour faire le point sur les rapports existants entre l’expéditeur et le destinataire.

 

En ce temps là, le moindre morceau de chair dévoilée pouvait attirer les foudres de la censure. Il était indispensable de suggérer plutôt que de montrer. Il y a de nos jours un tel déballage de viande nue sur le Net et autres publications, que ce commerce évoque parfois une gigantesque F. I .B.C. (Foire Internationale de Boucherie Charcuterie). De quoi dégoûter pour la vie un gynécologue de manger de la tripe, ou  un fin gourmet de renoncer pour toujours à la dégustation d’un plat de moules.

 

Dans ce domaine les cartes s’ingénient à contourner la vision directe sans jamais oublier de l’évoquer. La  tension et l’attention restent  en éveil constant pour l’objet du désir. On l’imagine, on le frôle, on est sur le point de l’atteindre, il est toujours là, captivant, tentateur, irrésistible, toutes les pensées convergent vers lui (j’aime bien ce mot « convergent » qui décrit bien les éléments en situation), cependant la fusion finale est laissée à votre imagination. Au bout du bout, subsiste l’interdit, toujours non représenté, mais toujours désirable. Autrement dit, en matière de sexe, la carte postale entretient la permanence du désir.

 

Je ne sais plus qui a dit : « l’homme est un animal triste après l’amour ». Ce n’est jamais le cas dans les cartes postales de la Belle Époque. Ni après, ni pendant, ni avant. Toutes les représentations de situations amoureuses sont tamisées dans le filtre de l’humour. Y compris et surtout l’amant éconduit ou déçu. Il rit de sa défaite, il rit de lui-même, de sa condition humaine et se console en pensant à sa prochaine conquête.  De quoi mettre en faillite tous les éditeurs de « romans à l’eau de rose sentimentiques et poétaux. »

 

Ces cartes postales deviennent des pansements que l’on applique sur les bleus à l’âme pour guérir plus vite, comme une petite leçon de philosophie...


Cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite

http://sites.google.com/site/museedelacartepostale/la-belle-epoque-des-cartes-coquines-1

 

Erotisme - Amour - Prostitution (35)

Tag(s) : #Erotisme - Amour - Prostitution
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