Document 2007 - Une rumeur parcourut la France en 1792 après l'exécution de Charlotte Corday, condamnée
à la peine capitale après l'assassinat de Marat : les condamnés pensent encore après que leur tête ait été séparée de leur corps par la lame de la guillotine.
La polémique prit de l'ampleur après la chute de Robespierre. Les uns, avec le médecin Jean Sue, père du futur auteur des Mystères de Paris, tenaient pour l'affirmative. Cabanis, dans une Note
restée célèbre, leur répondit en clinicien par la négative. Mais, en philosophe, il s'indigna contre l'" assassinat légal ", refusant comme barbare l'usage de la peine de mort. L'étonnant était
que la terrible machine avait été inventée, pour raisons humanitaire, par le docteur Guillotin, membre, tout comme Cabanis, de la Loge des Neuf Sœurs, la loge la plus prestigieuse du siècle des
Lumières...
Des textes de Chénier, Klopstock, Nodier et Lamartine, ainsi que de nombreuses gravures relatant la vie de Charlotte Corday, accompagnent ici la Note de Cabanis. Une introduction historique la
replace dans son contexte. Occasion d'une réflexion sur l'" assassinat légal ", la guillotine, mais aussi sur les crimes de masse qu'elle facilite, cet ouvrage donne à méditer, avec les
personnages de Charlotte Corday et de Marat, sur ce droit que l'Antiquité reconnaissait, au nom sacré de la liberté humaine, d'ôter la vie aux tyrans.
Broché
Paru le : 24/09/2007
Éditeur : A L'Orient
Collection : Trait d'Union
Pierre-Jean-Georges CABANIS
(1757-1808)
Élu en 1803 au fauteuil 40
Commandeur de la Légion d'honneur
Prédécesseur : Claude-Carloman de RULHIÈRE
Successeur : Antoine-Louis-Claude DESTUTT de
TRACY
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Œuvres
Médecin, physiologiste Biographie
Né à Cosnac (Limousin), le 5 juin 1757.
Il fut un célèbre médecin et physiologiste, ami de Mirabeau, d'Holbach, d'Alembert, Diderot, Condorcet, Condillac, Thomas, Franklin, Jefferson, Sieyès, Mme Helvétius et protégé de Turgot.
Professeur à l’École de Médecine ; auteur des Rapports du physique et du moral de l'homme, cet ouvrage en deux volumes le place dans l'école sensualiste, mais plus tard il abandonna la
philosophie matérialiste et devint spiritualiste.
« Cabanis, intéressant et clair avec profondeur, en comparant l'homme physique et l'homme moral, a soumis la médecine à l'entendement. » (Marie-Joseph Chénier).
Il fit partie de l'Institut le 15 décembre 1795, classe des Sciences morales et politiques et à l'organisation de 1803, on lui attribua dans la deuxième classe le fauteuil de Claude-Carloman de
Rulhière.
Il fut député aux Cinq-Cents et sénateur de l'Empire.
Mort le 5 mai 1808.
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