Ce film luxembourgeois raconte une forme de
résistance particulière à l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. François (Grégoire Leprince-Ringuet) a vingt
et un ans, et il vit dans le duché du Luxembourg annexé par l’Allemagne nazie.
Son père, collaborateur du régime fasciste, l’a obligé à aller à l’université allemande. Mais François a fui cet endroit
parce que son professeur enseignait la haine raciale. Pour ne pas être enrôlé de force et partir sur le front de l’est – obligation faite par les Allemands à toute la jeunesse luxembourgeoise –
il rejoint un groupe de réfractaires qui se terrent dans une mine avec la complicité des habitants du plus proche village. Les réfractaires ne sont pas des résistants tel qu’on l’entend en France
pour cette période. Leur premier but est d’échapper aux griffes de l’occupant. Parmi ces réfractaires, les plus déterminés entrent dans un réseau de résistance. C’est ce que va faire François en
sortant régulièrement de la mine pour rencontrer des opposants. Le film s’inspire de faits réels. Il est aussi largement romancé puisque notre jeune héros va vivre une idylle secrète avec
l’épouse (jouée par Marianne Basler) d’un Luxembourgeois pro-nazi. Le réalisateur a tourné dans le musée national des Mines à Rumelange. Ce sont des mines de
fer qui passent sous la montagne entre le Luxembourg et la France avec deux cent cinquante kilomètres de galeries. C’est là que se cachaient les réfractaires. Pour son premier film, le
Luxembourgeois Nicolas Steil, ancien journaliste, ancien responsable de l’audiovisuel au sein de la commission européenne, a mis en scène ses souvenirs
d’enfant, quand, dans les années 50/60, ses parents évoquaient la Seconde guerre mondiale. Réfractaire est un film sincère mais maladroit pour la conduite de l’intrigue. Sur le plan historique,
il ne manque pas d’intérêt. François Quenin
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