
Document 2007 - Depuis 1881, date de la création de
la première école militaire à Saint-Maixent, plusieurs centaines de milliers de sous-officiers sont venus en terre picto-charentaise se former pour accéder à l'épaulette d'officier ou se
perfectionner au combat de mêlée. Malgré les guerres et les restructurations, Saint-Maixent-l'École a toujours été fidèle à ses militaires.
En 1963, l'École Nationale des Sous-officiers d'Activé (E.N.S.O.A.) accueille sa première promotion de futurs sergents de l'armée de Terre. Depuis la fermeture de l'École Nationale Technique des
Sous-Officiers d'Activé d'Issoire (E.N.T.S.O.A.), elle est devenue le creuset unique de formation générale initiale des sous-officiers.
En 2005, elle assure à nouveau le perfectionnement des cadres reçus aux épreuves d'accès au 2e niveau et accueille ses premières promotions de sous-officiers de la réserve opérationnelle.
Résolument tourné vers l'avenir, ce pôle moderne de formation appartenant au Commandement de la Formation de l'Armée de Terre (Co.F.A.T.), est devenu définitivement la maison-mère des
sous-officiers qui restent liés à leur école tout au long de leur carrière.
École de la rigueur et de l'exemple, de la compétence et de la fraternité d'armes, les élèves et stagiaires de l'E.N.S.O.A., regroupés autour de leur devise «S'élever par l'effort», éprouvent une
immense fierté d'«avoir fait Saint-Maix» !
Fidèle à la tradition, Saint-Maixent-l'École contribue donc toujours à l'excellence de l'armée de Terre, véritable communauté d'hommes et de femmes placés au cœur de l'engagement opérationnel au
service de la France.
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Les courts extraits de livres : 10/01/2007
HISTORIQUE DU SOUS-OFFICIER - Les grands ancêtres du Moyen Âge
Le renforcement du pouvoir royal par la dynastie capétienne du XIIe siècle s'accompagne de l'apparition de combattants, entretenus et directement soldés par le souverain et les princes. Les
«servientes», ceux qui servent, telle est leur dénomination latine, puis les «sergents» sont à l'entière disposition du roi qui les recrute essentiellement parmi les sujets de ses grandes
villes. Ils combattent à pied ou à cheval et certains, les sergents du guet, sont chargés de la surveillance des places fortes. Mais, par leur fonction et les liens de subordination qu'ils
entretiennent avec leur suzerain, ils n'ont encore qu'un lointain rapport avec le sergent actuel.
Les sergents à cheval entrent dans l'histoire le 27 juillet 1214 en prenant une part active à la victoire de Bouvines. Un récit contemporain de l'événement rapporte que le roi Philippe-Auguste
(1165-1223) «envoya en avant cent cinquante sergents à cheval pour commencer la bataille (...) en cette intention que les nobles combattants de France (c'est-à-dire les chevaliers) trouvassent
leur ennemi quelque peu ému et troublé». C'est à l'évidence sur le service des chevaliers que les rois capétiens comptent pour le succès des batailles, la défense de leur terre, de leur honneur
et pour l'accroissement de leur royaume. Néanmoins, le rôle des sergents à cheval n'est pas négligeable.
Les sergents à cheval se regroupent en troupes homogènes pour conduire des missions spécifiques, comme à Bouvines où ils interviennent pour soutenir la lourde cavalerie féodale. Il leur arrive
également de combattre aux côtés des chevaliers ou de les remplacer : à la bataille de Lincoln (1216), «les sergents à cheval affluèrent innombrables, tant et si bien qu'ils purent en cette
nécessité remplacer les chevaliers».
Auteur : Christian Deny | Patrick Simo
Date de saisie : 12/12/2006
Genre : Politique
Éditeur : Lavauzelle, Panazol, France
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