À l’entrée en prison, de nombreuses personnes détenues présentent des marqueurs de vulnérabilité psychique, tels qu’un passé de troubles psychiatriques ou d’addictions. De nouveaux travaux révèlent que les semaines qui suivent cette période sont des moments clés en matière de prévention du suicide et de sevrage. Ils indiquent aussi que, si la prévalence des troubles psychiatriques semble globalement stable au cours de l’incarcération, les situations varient largement d’une personne à l’autre.
S’il est bien établi que les troubles psychiatriques sont surreprésentés dans les prisons françaises, aucune recherche n’avait jusqu’à présent suivi l’évolution de la santé mentale en milieu carcéral.
C’est à cette lacune que répond l’étude « Épidémiologie psychiatrique longitudinale en prison » (EPSYLON) menée entre 2022 et 2025 dans près d’une dizaine de maisons d’arrêt. Voici ses conclusions...
Maitre de conférence en Psychiatrie de l'adulte à l'université de Lille, Centre hospitalier régional universitaire de Lille
Doctorant en sociologie, Université de Lille
Démographe, Ined (Institut national d'études démographiques
/https%3A%2F%2Fimages.theconversation.com%2Ffiles%2F723033%2Foriginal%2Ffile-20260310-71-x44z0m.jpg%3Fixlib%3Drb-4.1.0%26rect%3D0%2C583%2C6000%2C3000%26q%3D45%26auto%3Dformat%26w%3D1356%26h%3D668%26fit%3Dcrop)
Santé mentale et incarcération : comprendre l'impact de la prison
Sur fond de surpopulation carcérale record, une nouvelle enquête révèle l'impact préoccupant du milieu pénitentiaire sur la santé mentale.
https://theconversation.com/sante-mentale-et-incarceration-comprendre-limpact-de-la-prison-275328
/image%2F0535626%2F20201105%2Fob_776525_121486191-103977568156252-511899038425.jpg)