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Le livre de Marc Renneville s'intitule Gaillon : Une prison dans un château Renaissance. [1]

Publié en octobre 2024 aux Éditions de La Martinière, cet ouvrage de 160 pages mêle recherche historique et illustrations grâce aux photographies contemporaines de Guillaume de Laubier. [1, 2]

 

Le sujet du livre

L'ouvrage retrace l'histoire singulière et paradoxale du château de Gaillon situé dans l'Eure (Normandie). Somptueux palais et joyau de l'architecture Renaissance sous l'égide des archevêques de Rouen à son âge d'or, le monument connaît une réappropriation radicale après la Révolution française : [1]

  • La transformation carcérale (1816-1925) : Racheté par l'État, le château est transformé pendant plus d'un siècle en maison centrale de détention et de correction. [1]

 

  • La vie des détenus : À l'aide de nombreux documents d'archives, l'historien Marc Renneville (directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l'histoire de la justice) mène une véritable enquête pour raconter le quotidien, les conditions de vie et le destin des hommes, des femmes et des enfants qui y furent enfermés. [1, 2]

Le livre est disponible en librairie ou sur des plateformes comme Amazon ou Cultura.

 

Marc Renneville (né le 5 mars 1967) est un historien français des sciences, de la justice et de la criminologie. Directeur de recherche au [CNRS], ses travaux se situent au croisement de l'histoire, de la médecine légale et des humanités numériques. [1, 2, 3, 4]

 

1. Parcours et fonctions clés
  • Recherche & Enseignement : Il est membre du Centre Alexandre-Koyré (CNRS-EHESS-MNHN), un laboratoire de référence pour l'histoire des sciences et des techniques. Il a également enseigné à l'université Paris-8 et travaillé au sein de l'École nationale d'administration pénitentiaire (Énap). [1, 2, 3, 4]
  • Le projet Criminocorpus : Marc Renneville est surtout connu pour avoir fondé en 2005 (et diriger depuis) [Criminocorpus]. Il s'agit d'une plateforme hypermédia de référence, en accès libre, qui a ouvert en 2016 le premier musée nativement numérique dédié à l'histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce projet d'envergure lui a valu de recevoir la Médaille de la médiation scientifique du CNRS en 2023. [1, 2, 3, 4]
  • Humanités numériques : Pionnier dans ce domaine, il a été le premier directeur de la très grande infrastructure de recherche (TGIR) Huma-Num entre 2013 et 2015. [1, 2]

2. Thèmes de recherche principaux

Ses recherches portent principalement sur la façon dont la société étudie, juge et enferme les criminels aux XIXe et XXe siècles : [1]

  • L'histoire de la psychiatrie criminelle et la folie face à la justice.

  • L'anthropologie criminelle et les anciennes théories scientifiques sur le crime (comme la phrénologie, l'étude des bosses du crâne).

  • Le patrimoine judiciaire, l'histoire des prisons et des peines. [1, 2]

3. Bibliographie sélective (Essais et Fictions)

En dehors de son ouvrage récent sur la prison du château de Gaillon, il a écrit plusieurs livres marquants : [1]

  • Le Langage des crânes. Histoire de la phrénologie (2000, réédité en 2020) – Prix de la Société française d'histoire de la médecine.

  • Crime et folie. Deux siècles d'enquêtes médicales et judiciaires (Fayard, 2003).

  • Vacher l'éventreur. Archives d'un tueur en série (Jérôme Millon, 2019) – Un ouvrage majeur basé sur les écrits et rapports psychiatriques de l'un des plus célèbres tueurs en série français, récompensé par le Prix Sade de l'essai en 2020.

  • Mourir d’amour. Histoire d'un féminicide (La Découverte, 2022) – Coécrit avec Jacqueline Carroy.

  • Le Malvivant (Éditions Gælis) – Son premier roman policier historique, inspiré d'une véritable affaire de tuerie familiale survenue dans le Lot-et-Garonne en 1932. [1, 2, 3, 4]

Des liens étroits et de longue date entre Marc Renneville et Philippe Poisson. Leurs parcours se croisent principalement autour de l'histoire pénitentiaire, de l'étude des bagnes coloniaux et du projet numérique Criminocorpus. [1, 2]

Leurs collaborations s'articulent autour de plusieurs axes majeurs :

1. Le projet Criminocorpus et le CLAMOR

Philippe Poisson (ancien formateur des personnels de l'Administration pénitentiaire) a été un collaborateur régulier de Marc Renneville. Il a officié en tant que membre correspondant du CLAMOR (l'unité du CNRS qui gère la plateforme de recherche et le musée virtuel fondés par Marc Renneville). Philippe Poisson a notamment administré l'annuaire du portail et a géré son carnet de recherche pendant plusieurs années. [1, 2, 3, 4]

2. Des travaux de recherche communs sur le bagne

Spécialisés tous deux dans l'histoire des prisons et des bagnes, ils ont mené des recherches de terrain ensemble. En 2006, ils ont co-réalisé un entretien historique de référence avec Émile Demaret, considéré comme l'un des tout derniers surveillants militaires survivants ayant connu la fin des bagnes coloniaux de Guyane. Ce témoignage précieux a fait l'objet de publications scientifiques et de documents vidéos diffusés sur Criminocorpus. [1, 2, 3]

3. Un relais médiatique réciproque (Culture et Justice)

Philippe Poisson anime aujourd'hui le portail de liaison et le blog d'actualités criminelles et judiciaires Culture et justice.

À ce titre, il soutient activement le travail de l'historien en publiant régulièrement des articles promotionnels, des interviews exclusives (notamment pour la sortie du roman historique de Marc Renneville, Le Malvivant) ou en relayant ses interventions dans les médias (comme l'émission de radio de Jacques Pradel). [1, 2, 3, 4]

Tag(s) : #Prisons anciennes, #Régions - Histoire
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