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Née le 15 février 1893 à Marseille de parents protestants, elle prépare un diplôme d'infirmière d'Etat et travaille dans un hôpital militaire pendant la guerre.

 

En 1919, elle épouse un financier hollandais, Frédéric Albrecht, dont elle aura deux enfants et part pour Londres en 1924.

 

De retour à Paris à Paris en 1931, elle consacre son temps à la Ligue des Droits de l'Homme.

 

En 1934, elle s'occupe des réfugiés allemands du nazisme afin de leur procurer argent, logement et travail. Elle fera de même pour les réfugiés de la guerre civile d'Espagne.

 

Elle sera mobilisée pendant la guerre en tant que surintendante à la manufacture d'armes de Saint Etienne.

 

Profondément choquée par l'armistice, elle refuse la défaite et se rend en zone libre où elle retrouve son ami évadé d'Allemagne, Henri Frenay, avec lequel elle organise d'abord à Vichy puis à Lyon ce qui devient le grand mouvement de Résistance "Combat».

 


Elle est arrêtée par le gouvernement de Vichy, mise en internement administratif, n'a droit ni à un avocat , ni à un procès. Elle fait une grève de la faim pour obtenir d'être jugée et obtient gain de cause au bout de 14 jours.

 

Transférée à la prison de Saint-Joseph à Lyon, jugée au bout de six mois, elle est condamnée à passer le restant du temps de guerre dans un camp d'internement du gouvernement de Vichy.

 

Elle simule alors la folie, est internée à l'hôpital psychiatrique de Bron, d'où un commando du mouvement Combat la fera évader le 23 décembre 1942.

 

Recherchée par toutes les polices françaises et allemandes, elle se cache durant deux mois dans la région de Toulouse et rejoint Henri Frenay à Cluny où elle reprend la lutte clandestine.

 

Dénoncée, elle est arrêtée par la Gestapo, à Mâcon le 28 mai 1943, transférée à la prison de Montluc de Lyon puis à Fresnes, elle y est fusillée le 6 juin 1943, sans avoir parlé ni faibli.

 

Berty Albrecht est inhumée au Mémorial du Mont Valérien.

 

Elle a reçu à titre posthume la Croix de Compagnon de la Libération, la Médaille Militaire, la Croix de Guerre avec palmes et la Médaille de la Résistance.

 

Source MINDEF/SGA/DMPA Capitaine Prévost

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichegh.php?idGH=129

 

 

Le Mot de l'éditeur : Berty Albrecht

 

10 novembre 1945 : Paris est plongé dans l'obscurité. Cinémas, théâtres et restaurants sont fermés. Paris est vide - seuls trois longs cortèges funéraires de quinze cercueils filent vers les Invalides. Sur l'un d'entre eux, une plaque : " Berty Albrecht, résistante du mouvement Combat, 15 février 1893-31 mai 1943, Compagnon de la Libération, Médaille militaire, Croix de guerre avec palmes, médaille de la Résistance avec rosette ". Le lendemain, elle sera inhumée au Mont-Valérien. Dominique Missika est partie sur les traces de cette héroïne au destin tragique. Son enquête révèle une femme étonnante et complexe : issue de la bonne société protestante de Marseille, cette mère de famille deviendra surintendante d'usine et militante féminine avant de vivre une grande passion avec Henri Frenay, un saint-cyrien catholique de douze ans son cadet, qu'elle entraîne dans sa lutte contre le nazisme. Figure emblématique de la Résistance, elle meurt clans des circonstances longtemps mystérieuses, à l'origine d'une légende ici élucidée. En consultant documents de justice, archives privées et témoignages inédits, l'auteur retrace avec talent les raisons de son engagement, les circonstances de son arrestation par les Allemands et redonne toute sa place à cette femme exceptionnelle.

 

 

 

Fiche détaillée : Berty Albrecht

Auteur Dominique Missika 

Editeur Perrin 

Date de parution septembre 2005 

 

  

Le commissariat à la lutte contre le chômage en zone sud

Marie-Antoinette Maux-Robert

Guerres mondiales et conflits contemporains 2002- 2 (n° 206)| ISSN 0984-2292 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 9782130527244 | page 121 à 146

http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=GMCC_206_0121

 

 

RESUME — Au retour d’une périlleuse mission dans la Chine en guerre contre les Japonais, l’ingénieur des Ponts et Chaussées coloniaux, Henri Maux, débarque en France en août 1939. Mobilisé sur la Ligne Maginot puis dans le réduit breton, il se met, en août 1940, aux ordres de son ministère, à Vichy. Le ministre du Travail le charge de créer un Commissariat à la lutte contre le chômage pour la zone sud. À ce poste social, il peut mener son entreprise à son idée et avec les hommes de son choix. Parvenu à mettre sur pied un service original, efficace et généreux, il s’efforce de secourir les chômeurs français, ainsi que nombre d’exclus et d’étrangers. Pendant deux ans, il va livrer d’opiniâtres combats pour faire reconnaître à ses protégés, le droit au travail et un statut égal pour tous. Fin 1942, son service devient très suspect aux yeux du gouvernement et disparaît dans la tempête du STO. Maux donne sa démission et choisit, à Paris, une position de retrait volontaire, d’où il continue à participer à la Résistance. Il est l’un des seuls hauts fonctionnaires à avoir refusé le serment au maréchal Pétain.

 


Femmes dans les guerres (65)

Tag(s) : #Femmes dans les guerres
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