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http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/IMG/jpg/Felix_Houphouet_Boigny.jpgDocument 2005 - Lorsqu'il meurt, en 1993, les Ivoiriens pleurent « le plus grand baobab » . Félix Houphouët-Boigny est bien le père de la Côte d'Ivoire moderne. Avec ses lumières et ses ombres. Un parcours qui donne aussi à comprendre un pays dans la tourmente.


De son premier mandat législatif, en octobre 1945, à sa disparition au début de son sixième mandat présidentiel, le 7 décembre 1993, Félix Houphouët-Boigny a dominé la scène politique de la Côte d'Ivoire. Presque sans partage.

Entre le « droit d'inventaire » que revendiquent certains de ses compatriotes et le « culte » que lui vouent d'autres, le parcours du premier président de la république de Côte d'Ivoire révèle les lignes de force, les contradictions, les drames de la formation de l'État-nation en Afrique noire.

Au point qu'on a pu dire du XXe siècle ivoirien qu'il était le « siècle d'Houphouët-Boigny ». Partisans ou adversaires du personnage s'accordent sur un point : Félix Houphouët-Boigny est le principal bâtisseur de la Côte d'Ivoire moderne.

L'homme est né avec le siècle. La France mène alors la conquête de ce territoire qu'elle appelle la « Côte d'Ivoire » et qu'elle a érigé en colonie par décret le 10 mars 1893, avant même d'en connaître les contours et les peuples. De culture orale, ceux-ci ne connaissent pas l'état civil ; pas plus les Baoulé-Akoué de Yamoussoukro - où naît Houphouët Dja - que les autres peuples de la jeune colonie. De sorte qu'on ne sait pas si le futur chef d'État ivoirien est né en 1905, comme il l'a affirmé, ou en 1898, comme cela a été récemment proposé(1). Seule certitude : à sa naissance, la conquête du pays baoulé est loin d'être achevée.

Son oncle maternel et chef des Baoulé-Akoué, Kouassi N'Go, est assassiné en décembre 1910 à cause de son alliance avec les Français. Enfant, Félix Houphouët (il a choisi ce prénom lors de son baptême en 1917)(2) devient l'héritier présomptif de cette petite chefferie de canton, conformément à la tradition successorale(3).

Il reçoit à ce titre une solide éducation traditionnelle, qui lui assure une parfaite maîtrise des coutumes, de la culture et de l'histoire du monde baoulé. Plus tard, au gré des affectations administratives et de l'action politique, il élargira ses connaissances à l'ensemble du monde ivoirien.

Mais Houphouët est aussi un produit de l'école coloniale et de l'administration française. Élève au moins studieux, sinon excellent, il entre, après celle du village, à l'école William-Ponty de Gorée puis à l'école de médecine de Dakar, d'où il sort major de sa promotion en 1925. Il devient alors un fonctionnaire consciencieux de l'Assistance médicale indigène comme « médecin africain ».

Il est généralement apprécié de ses supérieurs. On le dit curieux de tout, généreux, disponible pour ses malades et particulièrement intéressé par la médecine préventive. Mais il est aussi décrit comme très sûr de lui sous des dehors réservés.

En 1933, il renonce à la chefferie au profit de son frère cadet Augustin. Le décès de ce dernier l'oblige à assumer lui-même la charge de chef de canton en 1939. Houphouët devient ainsi un acteur essentiel de la gestion administrative des populations baoulé...

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L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.histoire.presse.fr/content/2_recherche-full-text/article?id=148

 

Houphouët-Boigny : le père de la Côte d'Ivoire

Par Pierre Kipré
publié dans L'Histoire n° 295 - 02/2005  Acheter L'Histoire n° 295  +

 

 

 

http://www.africultures.com/tables/livres/images/couv_752.jpgDocument 2003 - Il y a deux grands personnages au monde qui n'ont jamais écrit un mot mais qui sont cependant les plus lus au monde, Jésus et Mahomet. C'est par cette pirouette que Félix Houphouët-Boigny renvoyait ceux qui le pressaient de se dévoiler à eux, à travers des mémoires. Et il leur rappelait la vaillance des disciples qui avaient fait connaître jusqu'aux extrémités de la terre le magistère des deux princes. Frédéric Grah Mel n'est pas connu pour être un disciple du premier président de la Côte d'Ivoire. Rien ne le destinait ni l'obligeait à s'intéresser à un homme auquel il n'avait même pas eu à serrer un jour la main. Le regard qu'il pose sur Félix Houphouët-Boigny n'a pas d'autre motivation que la volonté d'extirper de son mystère une figure politique parmi les plus marquantes de son temps, hélas abandonnée à l'oubli ou au mépris, alors que la sonder est indispensable à l'heure où son héritage traverse quelques vicissitudes. Il a pris le parti de rompre avec la mythologie des laudateurs et les diatribes des adversaires. Au bout d'une patiente plongée dans une masse impressionnante de documents de première main, cette première partie de sa biographie de Félix Houphouët-Boigny (?-1960) donne à découvrir un tout autre visage que le héros des uns ou le délinquant des autres : un enfant miraculé, poussé aux premiers rangs de la scène publique à la fois par des circonstances favorables et un sens politique d'exception dans la classe politique ivoirienne voire africaine de son temps

Biographie de l'auteur

Frédéric Grah Mel, ancien journaliste et récemment professeur de l'Ecole normale supérieure d'Abidjan, est aujourd'hui chercheur à la Fondation Félix Houphouët-Boigny en Côte d'Ivoire. Cet ouvrage est sa quatrième biographie, après trois premiers travaux consacrés à Marcel Treich-Laplène, Alioune Diop et au cardinal Bernard Yago

 

Félix Houphouët-Boigny

Frédéric Grah Mel (Auteur)

 

Éditeur : Maisonneuve & Larose (15 septembre 2003)

Langue : Français

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