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http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782268070292.jpgDocument 2011 - Robert Brasillach, journaliste et écrivain, a été fusillé en 1945 pour intelligence avec l'ennemi. Sans chercher à le réhabiliter, un avocat général revient sur les lacunes de la justice au cours du procès. Il aborde les problèmes de la responsabilité de l'intellectuel en temps de guerre et met en perspective la justice expéditive que Brasillach a subie avec le déroulement des affaires actuelles.

Le 6 février 1945, Robert Brasillach, journaliste et écrivain de renom, était fusillé pour intelligence avec l'ennemi.

Philippe Bilger ne revient pas sur sa culpabilité mais retrace le parcours intellectuel de ce personnage sulfureux. Il met en lumière les ressorts intimes de l'écrivain collaborateur, les raisons tantôt explicites, tantôt obscures de ses dérives.

Surtout, il pointe la justice expéditive qui a présidé au procès de cet intellectuel qu'il rejuge en sa qualité d'avocat général. Car on peut accabler Brasillach autant qu'on veut, rien ne parviendra à justifier cette froide résolution mise en œuvre par une cour d'exception. Ambiguïté de la magistrature, lacunes de l'accusation, limites de la défense, dignité de l'accusé à l'audience, responsabilité de l'intellectuel en temps de guerre, antisémitisme et fureurs de l'Histoire, peine de mort programmée, grâce refusée : sans réhabiliter Brasillach, Philippe Bilger se fraye un chemin dans le maquis de cette destinée tragique et s'interroge : comment condamnerait-on Brasillach aujourd'hui ?

 

20 minutes pour la mort - Brasillach, le procès expédié
Bilger, Philippe
Rocher , Monaco
collection Documents
Parution :  janvier 2011



http://lecheminsouslesbuis.files.wordpress.com/2009/01/brasillach19145.jpg?w=400&h=279Archives de presse 2011 - Il y a 65 ans, le 6 février 1945, Robert Brasillach, journaliste et écrivain de renom, était fusillé pour intelligence avec l’ennemi.

Philippe Bilger ne revient pas sur la culpabilité de l’auteur de "Comme le temps passe". Il retrace le parcours intellectuel de ce personnage sulfureux qui suscite encore aujourd’hui les plus vives polémiques. Comment Brasillach est-il passé de la passion de la littérature à l’antisémitisme le plus virulent ? Philippe Bilger met en lumière les ressorts intimes de l’écrivain collaborateur, les raisons tantôt explicites, tantôt obscures, de ses dérives.

Surtout, – et c’est toute la nouveauté de son ouvrage –, il pointe la justice expéditive qui a présidé au procès de cet intellectuel qu’il rejuge en sa qualité d’avocat général. Ambiguïté de la magistrature, lacunes de l’accusation, limites de la défense, dignité de l’accusé à l’audience, responsabilité de l’intellectuel en temps de guerre, peine de mort programmée, grâce refusée : sans réhabiliter Brasillach, Philippe Bilger s’interroge sur un homme saisi par la violence et fasciné par l’horreur nazie. Comment l’aurait-on condamné aujourd’hui ?

Parler de Brasillach, écrire sur lui, le lire, le défendre, introduire de la nuance dans la folie de l’Histoire, le charger mais autrement, refuser qu’on induise de son exécution la preuve implacable de la trahison alléguée, tenter sans arrogance ni provocation d’inventer un chemin qui ne soit ni de haine ni de complaisance : autant de démarches et de regards qui, pour n’être pas approuvés, méritent d’être tentés, éprouvés. Brasillach demeure un mort à manier avec précaution, un écrivain à aimer avec retenue et un journaliste politique à détester sans limite. Fusillé à un âge où l’avenir est immense devant soi.

Une cohorte de jeunes gens s’est trouvé des familiarités avec ce violent, ce doux, avec cette grâce et cette fureur. Avec cet être plein de contradictions.

http://www.bibliosurf.com/20-minutes-pour-la-mort-Robert



http://www.alainzannini.com/images/stories/breves/Philippe-Bilger.jpgAvocat Général près la cour d'appel de Paris, j'exerce depuis plus de dix ans, de manière régulière, la fonction d'avocat général à la cour d'assises de Paris. J'ai été amené à requérir dans un certain nombre d'affaires dont quelques-unes ont eu un fort retentissement médiatique : Christian Didier -l'assassin de Bousquet -, Philippe Naigeon, Bob Denard, Emile Louis, Maxime Brunerie, Michaël Freminet (victime : Brahim Bouarram), François Besse, Hélène Castel...


J'ai écrit également quelques livres, seul ou en collaboration :


- un "Que Sais-je" sur "Le droit de la presse"
- "Plaidoyer pour une presse décriée" aux Éditions Filipacchi
- un roman : "Arrêt de mort", aux Éditions du Félin
- avec Stéphane Durand Souffland, "Un avocat général s'est échappé" au Seuil
- Avec Bruno Gaccio, "Le guignol et le magistrat" chez Flammarion
- "L'Honneur de la justice" chez Flammarion
-"J'ai le droit de tout dire" ed.du Rocher

Centres d'intérêt

Magistrat, je souhaite à travers ce blog, engager le dialogue avec mes concitoyens sur les problèmes de justice.

http://www.philippebilger.com/about.html

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