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  • http://www.decitre.fr/gi/79/9782081240179FS.gif18/05/2010

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Une courte lecture de Bertrand Leclair

 

  • 18/05/2010

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Bertrand Leclair, au micro de Thibault Bonnafoux

 


 

  • Les présentations des éditeurs : 18/05/2010


Tombé par hasard sur un vieux numéro de Paris Match de 1962, relatant le procès de Georges Pessant, l'«assassin à la Simca 1000» qui terrifia le Nord de la France et excita des procureurs trop bien intentionnés, le narrateur raconte sa propre enquête. Il est mu par une obsession : rendre justice à un homme. Georges Pessant est innocent, quoi qu'en disent les mauvaises langues du voisinage, quoi qu'en dise ce Marc Treillou qui s'acharne sur sa mémoire, quoi qu'en disent les avocats des familles traumatisées. Et quoi que semblent avouer les pages écrites par Pessant en prison, accumulant les détails les plus sordides des meurtres... Le récit de quatre crimes sexuels et d'une erreur judiciaire se déploie avec une simplicité et une habileté diaboliques. Le lecteur est entraîné, il subit la fascination qu'exerce cette histoire criminelle, déchaînant les passions les plus noires dans une certaine province française des années soixante. Et ensuite, pauvre lecteur, un ultime renversement le renvoie à lui-même et aux grands problèmes que soulève le roman : vérité et mensonge, violence et soumission de l'opinion publique.

http://bibliobs.nouvelobs.com/files/imagecache/noteblog_vignette_teaser/files/Bertrand-Leclair%C2%A9Sandrine-Roudeix_Flammarion_vignette.jpgBertrand Leclair est romancier et essayiste,- il a publié entre autres Théorie de la déroute et Une guerre sans fin. Il est également auteur de fictions radiophoniques.

 

  • La revue de presse Benjamin Fau - Le Monde du 11 juin 2010


Roman d'une belle intranquillité, méditation sur les pouvoirs de l'écriture dissimulés sous les beaux atours d'un thriller passionnant, L'Invraisemblable Histoire... démontre que la fiction réussit là où la mémoire, collective ou personnelle, échoue souvent : à interroger des fantômes, à ne jamais laisser le passé en repos, à rechercher la vérité sans rester prisonnier du réel.

 

  • La revue de presse Julien Bisson - Lire, mai 2010

 

Entre mensonge et vérité, Bertrand Leclair revient sur l'incroyable affaire du "tueur à la Simca 1000"...

L'invraisemblable histoire de Georges Pessant aurait pu n'être qu'un vague polar en noir et blanc, alignant les chromos d'époque. Bertrand Leclair a su en tirer une troublante variation sur les liens unissant écriture et vérité...

Maître d'oeuvre de cette diabolique partition, Bertrand Leclair cultive l'ambiguïté de cet étrange fait divers jusqu'à une conclusion vertigineuse. Car, comme le rappelle son narrateur, "un roman en cours, c'est comme un coupable idéal". Et il faudra aller au bout de celui-là pour en connaître le verdict final.

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  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 6 avril 2010

 

Contre-enquête passionnante autour d'un tueur en série des sixties...

L'effet de réel que produit l'enquête est sidérant. Nous voici de plain-pied dans la France provinciale des années 60, dont semblent nous parvenir des images en noir et blanc comme issues des actualités télévisées et des journaux jaunis de l'époque. Nous voici dans la tête de l'accusé, dans les pensées déchirantes qu'il couche sur le papier, dans la tête aussi de l'écrivain, hanté par ce fait divers qui semble vouloir lui chuchoter à l'oreille quelque vérité essentielle sur lui-même. Tout ceci est orchestré de façon magistrale par Bertrand Leclair, qui, jusqu'à l'ultime page, hisse son roman à de vertigineuses hauteurs méditatives.

 

  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 8 avril 2010

     

Dans un inquiétant roman gigogne, Bertrand Leclair enquête sur «l'assassin à la Simca 1 000», qui fut guillotiné en 1962...

De Bertrand Leclair, inventant dans un livre un meurtrier qui n'a jamais existé, ou de Georges Pessant, relatant par écrit des crimes qu'il n'a jamais commis, on ignore lequel est le plus roué, le plus doué. Dans les deux cas, le pouvoir de la littérature est immense. Car écrire, c'est donner à la fois la vie et la mort. Notre démiurge crée un personnage, s'applique à le rendre plus vrai que vrai et lui prête sa plume afin qu'il s'autodétruise...

Autopsie d'une obsession, exercice littéraire de réhabilitation, chronique sur soi, ce roman, placé sous la double autorité de Truman Capote et de Jean Meckert, est d'abord un formidable polar. Jusqu'au retournement final, qui oblige le lecteur à repartir de zéro. Comme dans la Simca 1000, le moteur de ce livre est à l'arrière. Bonne route.

 

  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express du 28 avril 2010

 

Bertrand Leclair tente de démontrer l'innocence de "l'assassin à la Simca 1000". Mais ce dernier a-t-il vraiment existé ?...

Fait divers réel ou pas ? Là résident toute l'ambiguïté et la force de L'Invraisemblable Histoire de Georges Pessant. L'auteur emprunte ici la robe de l'avocat et pose cette question : "Y a-t-il pire assassinat que l'assassinat légal d'un innocent [...] perpétré au nom de l'ordre moral et social ?"

 

  • Les courts extraits de livres : 18/05/2010

 

Les hasards de Montélimar

Vrai, et comme disait l'autre sans mâcher ses mots, il faudrait être bigrement jeune et confiant dans ses capacités à parler librement de justice et de mort et de mille autres choses souvent sexuelles avec une intelligence déliée de toute prétention littéraire, et avec moins de circonvolutions que j'en ai déjà déployées en quatre lignes ; il faudrait, sans égocentrisme, savoir écrire comme on rêve et habiter l'innocence première de la langue et des phrases et que les mots coulent de source sans barrage ni chicane, pour avoir le front d'exhumer une fois de plus l'affaire Pessant après ce que je viens d'apprendre, me suis-je dit alors que j'écoutais Marc Treillou irradié d'alcool et de vérité m'en parler depuis des heures, au fond de la Brasserie impériale de Montélimar.


J'ai toujours su que je consacrerais tôt ou tard un livre à l'homme qu'on accusa d'être l'assassin à la Simca 1000 au début des années soixante, mais jamais je n'aurais pensé me voir contraint d'y revenir aussi brutalement. Condamné à mort sur la seule foi de ses carnets noircis en prison, Pessant a été guillotiné pour avoir tenté de se libérer par l'écriture d'une culpabilité qu'on le forçait à endosser. À défaut d'atteindre à la fluidité des rêves, je maintiens qu'il était innocent, rendu à moi-même dans ma chambre d'hôtel. Chambre anonyme, où rien ne rime, dit la chanson... Plus rien ne rime, non, quand voilà si longtemps que je me suis approprié cette histoire curieusement oubliée de tous, dont les enjeux me fascinent tant que je l'ai évoquée trois fois, déjà, y puisant matière à représenter ce qui nous tient la main lorsque nous écrivons, lorsque nous lisons, et la culpabilité à double tranchant qui parfois en résulte... Non, jamais je n'aurais imaginé qu'un inconnu puisse m'interpeller en public pour contredire ma version des faits, fragiliser ma démonstration de l'innocence de Georges Pessant.

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