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Il y a 60 ans, le calvaire d’une jeune femme de 21 ans, Odile Druart, avait horrifié la France...

 

Printemps 1961, la France est sous le choc après la mort d’une jeune femme de 21 ans, Odile Druart. Ce ne sont pas tant les raisons tragiquement banales ayant mené au drame qui suscitent l'émotion, mais bien le calvaire de la victime. Odile, secrétaire dans une usine de textile à Tourcoing, avait noué une idylle avec son patron Daniel Barenne. Pris de remords, le père de deux enfants s’était confessé à son épouse, sans mettre fin à la relation. Il quittait la maison, puis revenait. Louise, l’épouse, ne voulant entendre parler de divorce, avait tout tenté. Le chantage au suicide d’abord, puis le compromis, ouvrant même son foyer à sa rivale. Sans succès.


Vendredi 17 mars, fin d’après-midi. Louise Barenne appelle un médecin en urgence. Odile est devant chez elle, inanimée. Trop tard, la jeune femme meurt l'hôpital de Roubaix, et l'analyse du sang de la victime révèle des traces de barbiturique. Dans les semaines qui suivent, la police et la presse échafaudent le scénario. Louise avait donné rendez-vous le 16 mars à Odile, chez elle, pour une ultime tentative de conciliation. Elle lui avait servi un café empoisonné. La jeune femme s’était écroulée dans la cuisine, inconsciente mais pas morte. Paniquée, Louise avait demandé l’aide de sa sœur Marie. Durant 24h, les deux femmes avaient caché la mourante dans le garage, puis à la cave et chez leur mère, sans vraiment savoir quoi faire. Louise et Marie avaient fini par mettre leur frère Raymond dans le secret, qui avait fait appeler les secours...

Tag(s) : #Société - Travailleurs sociaux, #Justice - Peine de mort - Expertises, #Femmes dans la société
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