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Monflanquin n'a pas de passé "carcéral" au sens d'une grande prison historique locale, mais la commune est célèbre pour l'affaire judiciaire et criminelle dite des « Reclus de Monflanquin ». [1]
L'affaire des « Reclus de Monflanquin »
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La période : Entre 1999 et 2009 (environ dix ans). [1]
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Les victimes : Onze membres de la famille aristocratique de Védrines. [1, 2]
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Le manipulateur : Thierry Tilly, un escroc qui a fait croire à la famille qu'elle était la cible d'un complot maçonnique ou international. [1, 2]
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L'emprise et la séquestration : Sous prétexte de les protéger, Tilly a isolé la famille, l'a ruinée (extorquant plusieurs millions d'euros) et a fini par déplacer une partie de ses membres en Angleterre dans des conditions de vie extrêmes et de séquestration. [1, 2, 3]
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Le dénouement judiciaire : L'affaire a éclaté à la fin des années 2000. En juin 2013, la cour d'appel de Bordeaux a condamné Thierry Tilly à 10 ans de prison pour abus de faiblesse et séquestration, et son complice Jacques Gonzalez à 4 ans. [1, 2]
Le système carcéral local sous l'Ancien Régime
À cette époque, l'emprisonnement n'est presque jamais une peine en soi (on condamne plutôt aux galères, au bannissement, à des amendes ou à la mort). La prison sert uniquement de lieu de sûreté temporaire : on y enferme les accusés en attendant leur procès ou leur transfert vers une juridiction supérieure. [1, 2]
Monflanquin étant une importante bastide royale fondée en 1252 et le chef-lieu d'un bailliage (regroupant plus de 40 paroisses), elle possédait obligatoirement des structures judiciaires permanentes administrées par sa Jurade (les magistrats municipaux) : [1, 2, 3]
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La Maison de Ville (ou Consulat) : C’est là que se trouvaient généralement les « prisons de la ville ». Elles prenaient la forme de quelques cellules ou cachots (les fameuses geôles) pour retenir les voleurs locaux, les personnes ivres ou les criminels en attente de jugement.
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Les geôles seigneuriales ou royales : Le bailli royal ou les juges de la Jurade devaient pouvoir consigner les prisonniers. Par exemple, les archives locales mentionnent qu'en 1682, lors des persécutions religieuses, des figures locales protestantes y transitèrent avant d'être transférées vers le Parlement de Toulouse ou de s'exiler.[1, 2]
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Une détention de proximité : Ces geôles étaient souvent de petites pièces sombres, peu sécurisées, situées dans les sous-sols des bâtiments publics ou parfois aménagées au niveau des anciennes portes fortifiées de la bastide.
Monflanquin disposait donc bien de lieux de sûreté pour rendre la justice royale et seigneuriale courante, mais les criminels condamnés à de lourdes peines étaient rapidement transférés vers les grandes prisons de la sénéchaussée d'Agen ou de Bordeaux. [1, 2]
Pour étudier le passé carcéral de Monflanquin (geôles de la bastide, justice royale, prisonniers des guerres de religion), les documents dédiés à 100 % au sujet sont rares sous forme de monographies isolées, car les geôles faisaient partie intégrante de l'administration de la ville. L'histoire judiciaire locale se reconstitue à travers la bibliographie de la bastide et les fonds d'archives.
Voici la bibliographie indicative, les notices et les pistes de recherche pour explorer ce sujet :
1. Bibliographie et travaux d'historiens locaux
Pour comprendre où étaient situés les lieux de rétention (la Maison de Ville, la Baylie) et comment s'exerçait la justice pénale à Monflanquin, il faut se référer aux travaux de la Société académique d'Agen (SLA) et aux historiens spécialistes de la région :
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Odo, Georges. La bastide de Monflanquin au XIIIe siècle (Revue de la SLA, n° 332, 1993) Monflanquin 1279.1328 : Bibliographie. Ce travail détaille l'installation du pouvoir royal (le bailli) et l'application des coutumes, qui prévoyaient les conditions d'arrestation et de garde à vue des délinquants.
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Odo, Georges. Monflanquin, la baylie de 1256 à 1279 (Numéro spécial de la SLA) Monflanquin 1279.1328 : Bibliographie. La "baylie" étant le siège du bailli, c'est là que se trouvaient les premières geôles royales de la bastide.
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Trabut-Cussac, Jean-Paul. L'administration anglaise en Gascogne (1254-1399), Paris, 1972 Monflanquin 1279.1328 : Bibliographie. Indispensable pour comprendre comment Monflanquin, passée sous contrôle anglais, gérait l'ordre public et la détention des prisonniers de guerre ou de droit commun.
2. Notices thématiques et ressources en ligne
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Le Musée des Bastides de Monflanquin : Le musée propose un centre de documentation et une Bibliographie des Villes Neuves et Bastides. Leurs dossiers sur la Charte des Coutumes de Monflanquin expliquent le cadre légal de l'enfermement médiéval.
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Les études de bâti (Persée) : L'article Monflanquin (Lot-et-Garonne). La Bastide (Archéologie médiévale, 1995) Monflanquin (Lot-et-Garonne). La Bastide - Persée explore l'évolution des bâtiments publics (comme la Maison des Consuls), sous lesquels étaient souvent aménagés les cachots urbains.
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Le cas des prisonniers religieux (Guerres de Religion) : La notice historique sur l'Histoire des protestants de Monflanquin Histoire des protestants de Monflanquin documente les périodes sombres (notamment après le passage de Blaise de Monluc en 1562) où les geôles de la ville ont servi de lieu de transit ou de détention pour les huguenots ou les catholiques selon le camp qui contrôlait la bastide.
3. Sources d'archives (Où trouver les "notices" d'écrou ?)
Si vous souhaitez effectuer des recherches poussées sur les prisonniers et l'état des prisons locales sous l'Ancien Régime, il faut consulter les Archives Départementales de Lot-et-Garonne (Agen) :
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Série B (Justice d'Ancien Régime) : Contient les registres des sentences du bailliage de Monflanquin. On y trouve les mentions d'ordonnances de "prise de corps" (arrestations) et de détention dans les prisons de la ville.
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Série C (Administration provinciale) : On y trouve parfois des rapports d'intendants sur l'état sanitaire et la sécurité des geôles et des conciergeries des villes de l'Agenais.
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Série E (Archives communales déposées) : Les registres de la Jurade (délibérations des consuls) de Monflanquin évoquent régulièrement les frais de réparation des portes, des serrures des prisons, ou le paiement du geôlier/concierge de la ville.
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