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Portrait du jour : Christos Markogiannakis : avocat, criminologue et écrivain. Ou simplement criminartiste

 

 

 

Dessin baroque avec le glaive, provient du site d’images gratuites « Pixabay",

image modifiée par 

 

Réactualisation portrait du jour Christos Markogiannakis

Culture et justice développe la rubrique Portrait du jour, ouvre ses pages aux fidèles lecteurs de la page et reçoit avec infiniment de plaisir Christos Markogiannakis

Bienvenue  Christos Markogiannakis sur le très discret et prisé Culture et justice

 

Christos Markogiannakis  né en 1980 à Héraklion. Il a étudié le droit et la criminologie à Athènes et à Paris et travaillé pendant plusieurs années comme avocat pénaliste. Auteur de romans policiers et d’installations mêlant l’art et le crime, ses « Criminarts », il réside actuellement à Paris où il effectue un travail de recherche sur la représentation du meurtre dans l’art.

Merci Christos de nous avoir consacré ce portrait à l’intention des lecteurs du très sérieux Culture et justice Ph.P.

« Je m’appelle Christos Markogiannakis je suis avocat, criminologue et écrivain. Ou simplement criminartiste.

Je suis né en Crète et j’ai grandi à Héraklion. J’ai fait des études de droit à Athènes.

Comme je viens d’une famille d’avocats, je me pose parfois la question (comme on la pose sur les facteurs criminogènes) si je suis devenu avocat pénaliste grâce à ou – à cause de- mon ADN ou de mon milieu familial.

Mais la vision purement légale sur le crime et le criminel, via le code pénal, n’était pas suffisante. J’ai donc décidé de faire un master2 en Criminologie à Athènes afin d’ouvrir mon esprit et mon point de vue, et de découvrir le côté social, psychologique ou même biologique de ce phénomène qui fascine et effraie en même temps.

Puis à 30 ans, j’ai décidé de changer ma vie, et suis venu à Paris, sous prétexte d’une recherche pour mon doctorat en criminologie, qui mélangerait le meurtre avec l’art. Pourquoi mêler les deux? Je crois que d’une façon inconsciente je voulais équilibrer l’aspect destructif de la nature humaine avec son aspect créatif, mon propre côté noir avec un côté lumineux.

Pendant mes recherches, j’ai suivi une formation de Criminologie à Panthéon – Assas, Paris 2, qui m’a offert encore plus d’outils sur cette science qui m’avait captivé.

Et avec les connaissances théoriques et professionnelles du crime, avec la discipline et le savoir faire que le droit m’a donné pour construire un texte, j’ai commencé à écrire. Mais cette fois écrire des textes non juridiques.

J’ai choisi le roman policier pour ma première création littéraire. Pourquoi ? Pour rendre hommage à mon genre préféré depuis mon enfance (encore une fois la question si l’amour pour la littérature est une « maladie » héréditaire ou originaire de l’environnent ?) En tout cas, personne dans ma famille ne lisait Agatha Christie. Et pourtant, elle est devenue mon auteure préférée depuis l’âge de 8 ans. Mon premier roman, paru en Grèce en 2014 et en France en 2018, est une confession d’amour à la Reine de Whodunit (Au 5e étage de la faculté de droit – Éditions Albin Michel). Pari réussi ? C’est au lecteur de le juger. C’est un roman policier presque en huis clos, le département de criminologie à Athènes. On découvre 2 cadavres –une professeure et un doctorant- et avec un policier qui a suivi un master de criminologie là-bas, on cherche le meurtrier. Est-ce-que le crime parfait existe ? Et si oui, est-ce-que un criminologue est un criminel parfait ?

 

 

 

Et puis, il y a 3 ans, devant un tableau de Judith et Holopherne, je me suis dit pourquoi ne pas regarder l’art via mon objectif criminologique ? Tout, ou presque tout sujet a été évoqué par rapport à l’art : la mode, les animaux, l’amour, la beauté, le sexe etc. Et le crime ? Je ne trouvais pas de livres qui dépeignent le crime comme représentation artistique. Et pourtant, le crime est une condition normale dans toutes les sociétés selon Durkheim. Donc comme un phénomène normal il a sa propre place dans l’art. C’était alors à moi de le chercher, l’évoquer, le déchiffrer l’analyser, l’esthétiser, l’expliquer. Avec l’aide de Thomas De Quincey qui considérait l’assassinat comme un des beaux arts, et en appliquant les principes de la criminologie aux œuvres d’art qui représentent des meurtres mythologiques, bibliques ou historiques, je les traite donc comme de vraies scènes de crime. Avec le lecteur, on cherche comme des membres d’une équipe de la police scientifique, la vérité, devant des amphores grecques, des tableaux de Delacroix, de Moreau ou de Cézanne, des sculptures de Rodin et de Carpeaux ou des photos. On mène une vrai enquête policière : Qui est le tueur ? Qui est la victime ? Quelle est leur histoire ? De quel genre de meurtre s’agit-il?

Première palette criminartistique : le Louvre (Scènes de crime au louvre , Editions Le Passage 2017), maintenant Orsay (Scènes de crime à Orsay Ed. Le Passage 2018).

 

Et puis qui sait ? Il y a de quoi faire dans tous les cas ! Car dans tous les musées se cachent des meurtriers qui nous attendent afin de nous raconter leur histoire… »

Un été torride sur les bords de la Riviera athénienne. Tandis que des hauts parleurs déversent des mélodies pop, une foule électrisée danse pieds nus sur le sable devant une chanteuse propulsée jusqu’à la scène par un monte-charge pneumatique, telle Aphrodite jaillie des eaux. Cinquante mille fans de tous âges assistent aux adieux de leur idole lors d’un concert retransmis en direct par la seule chaîne musicale ayant survécu à la crise grecque. Le capitaine de la police Christophoros Markou, numéro deux du département des homicides de l’Attique, n’est pas là pour s’amuser mais pour assurer le service d’ordre de la star avec ses équipes. Lorsque, tout à coup, la fête tourne au cauchemar : la scène prend feu avant d’exploser. Accident ou attentat ?

Après Au 5e étage de la faculté de droitChristos Markogiannakis nous plonge dans les eaux troubles des milieux du show biz grec et des médias…

26 Février 2020

Traducteur : Loïc Marcou
Traducteur : Hélène Zervas

 

 

 

Culture et justice des informations relatives à l’actualité culturelle sur les questions de justice... mais pas que ... Histoires, romans, portraits du jour, salon de livres... 

Page indépendante sans but lucratif administrée par Philippe Poisson et Camille Lazare, membres de l'association Criminocorpus.

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Relecture et mise en page Ph. P et S.P.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #portrait du jour criminocorpus
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