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Portrait du jour -  Cyrille Launais tombe dans la bande dessinée, "le front renversé"

 

Dessin baroque avec le glaive, provient du site d’images gratuites « Pixabay",

image modifiée par 

 

NOUVEAU portrait du jour : Cyrille Launais

Culture et justice développe la rubrique Portrait du jour, ouvre ses pages aux fidèles lecteurs de la page et reçoit avec infiniment de plaisir Cyrille Launais.

Bienvenue Cyrille sur le très discret et prisé Culture et justice

 

Salut à toi cher camarade ! Pour commencer avec les lecteurs et lectrices du blog « Culture et justice », comment en es-tu arrivé au dessin, puis à la bande dessinée de par ton parcours ?

Ayant grandi dans les 70’s, j’ai eu la chance d’assister à des cours de BD à la télévision. J’ai vu de grands noms de la BD transmettent leur savoir. Je suis tombé dans le dessin à cette période.

Une première question, même si moi je dispose de la réponse ! Quelles sont les influences de ta jeunesse en matière de lecture, d’auteurs, d’univers ?

Jules Verne, Gaston Leroux, Franquin, Tillieux, Morris. J’ai découvert l’univers de comics US à travers le magazine « Strange ». Un mensuel français né à Lyon qui publiait la BD américaine. Il y avait aussi, ces petits illustrés de comics italiens, Akim, Zembla, Rodéo, Blek. Tout était permis! Western, aventures dans des jungles mystérieuses, science fiction. Cela ouvre des portes à l’imaginaire…

Dans le domaine de la bande dessinée, as-tu des modèles qui ont imprégné ta ligne claire et ton imaginaire pictural ?

Maurice Tillieux pour son univers polar, Franquin pour son génie, Will Eisner pour son art du mouvement, Tardi pour son talent à sublimer l‘encre de chine, E.P Jacobs pour sa grande précision, Hergé pour son sens de la narration. Et la liste est longue.

Mais tous sont des conteurs.

Il va sans dire que ton trait, en matière de bande dessinée, est reconnu pour sa puissance évocatrice. Les personnages avec une identité visuelle très forte caractérisent ton style. Tu assumes ce côté cinématographique ?

Oui! Comme beaucoup, je suis un enfant du cinéma populaire. Pendant mon adolescence, il y avait sept émissions de cinéma dans le petit écran. On découvrait les classiques d’avant guerre, la nouvelle vague, ou les westerns italiens. Epoque bénie ou il y avait beaucoup de cultures à la télévision.

Si oui, quels films marquent tes créations selon toi ? Quels réalisateurs et/ou acteurs ?

« Ne nous fâchons-pas! » , « Le samouraï », « La mort aux trousses », « Le deuxième souffle » « L’armée des ombres », « le casse » « Le chien des Baskerville », etc…

Sergio Léone, Georges Lautner, Henri Verneuil, Hitchcock , les films des studios Hammer, Terence Young, entre autres.

Comment procèdes-tu quand tu composes une BD ? As-tu des préférences pour travailler, le soir, en musique ?

Je me plonge totalement dans l’histoire à raconter! Le dessin ne doit pas être contemplatif, il est seulement un outil narratif! Le job c’est d’incarner et de bien raconter une histoire! Sans une bonne histoire, rien n’est possible!

 

 

Comment se passe l’articulation avec le scénariste quand il y en a un (eh oui Msieurs-dames j’ai eu cette chance) ?

Marek Corbel est le premier scénariste, le premier auteur avec qui je travaille.

Ce qui est génial, c’est que nous travaillons à quatre mains, il n’y a pas de frontière entre nos deux disciplines respectives! Il dessine des mots et j’écris des dessins et vice et versa. Comme lui je suis très attaché à l’histoire et aux dialogues. Il faut un vrai récit avec des dialogues qui sonnent.

Qu’est-ce qui t’as plu dans le projet « Les fronts renversés » et qui t’a poussé à t’embarquer dans cette folle histoire ?

Cette folle histoire justement! Marek m’a contacté suite à la lecture de mon album « Les voleurs de cerveaux ». J’ai lu le premier jet de son récit. 300 pages d’une intrigue rocambolesque et jamais abordé en fiction. Marek Corbel a une écriture très graphique, très visuelle. En deux phrases il décrit une situation. C’est efficace, on comprend tout!

Il utilise un stylo comme une caméra. C’est très cinématographique. Surtout, son travail est très étayé, il y a un sacré boulot de recherches et de recoupements derrière.

C’est ce qui m’a plus aussi.

 

 

Culture et justice rassemble des informations relatives à l’actualité culturelle sur les questions de justice. Histoires, romans, portraits du jour, salon de livres... 

Page indépendante sans but lucratif administrée par Philippe Poisson et Camille Lazare, membres de l'association Criminocorpus.

 

Tag(s) : #portrait du jour criminocorpus, #Coup de coeur du jour
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