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Détenus portant le capuchon belge, dans un couloir de la prison de Fresnes. Photo Henri Manuel, 1930.
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Dans le langage et l'histoire pénitentiaire, cet accessoire est appelé le « capuchon belge » (ou masque d'étoffe). Introduit en France par la loi du 5 juin 1875 sur l'encellulement individuel, il représentait l'isolement absolu et la privation totale de contact visuel entre les détenus. [1, 2, 3]
- Empêcher la « contagion morale » : À la fin du XIXe siècle, la prison est perçue comme une « fabrique à récidivistes » où les détenus se corrompent entre eux. Le capuchon, baissé sur le visage dès que le prisonnier sortait de sa cellule (déplacements, parloirs, corvées), visait à empêcher les criminels de se reconnaître, de communiquer ou de s'associer. [1, 2, 3]
- Une « cellule dans la cellule » : Pour les détracteurs du système, le capuchon poussait l'isolement cellulaire jusqu'à l'extrême. Le détenu était enfermé dans sa prison de pierre, mais aussi dans sa propre prison de tissu dès qu'il marchait dans les couloirs. [1]
- Préserver l'anonymat : Paradoxalement, l'administration présentait aussi cet accessoire comme une protection pour le détenu : en dissimulant ses traits aux yeux des autres, il évitait d'être reconnu à sa sortie et pouvait espérer une réinsertion plus facile. [1]
- Matière : Il s'agissait d'une cagoule d'étoffe (souvent gris clair) fixée directement au collet du vêtement pénal. [1]
- Visibilité : Le tissu était juste assez transparent ou ajouré pour permettre au détenu de distinguer le sol et de se diriger sans trébucher, tout en rendant son visage totalement invisible de l'extérieur. [1]
- Application : Ce système a été principalement utilisé dans les prisons dites « cellulaires » (comme la prison de Fresnes en France, ou la prison de Saint-Gilles en Belgique). [1, 2]
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Le capuchon belge : un accessoire du costume pénal de 1875 à 1950
En application de la loi de 1875 destinée à prévenir la récidive, un accessoire est ajouté au costume pénal du détenu soumis à la règle de l'emprisonnement cellulaire individuel : le capuc...
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Politique éditoriale sur la page Culture et justice - Le blog de Philippe Poisson
"Le carnet de recherche de Criminocorpus a été créé en 2008 sur la plateforme Hypotheses avec l'objectif de couvrir l'actualité de la recherche en histoire de la justice. Il s'est progressivem...
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