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Le passé carcéral et d'enfermement de Casseneuil, commune située dans le Lot-et-Garonne, est intrinsèquement lié à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et du régime de Vichy. La commune n'a pas abrité une prison ou une geôle municipale historique majeure, mais elle a accueilli un camp d'internement et de transit clé au lieu-dit « Belle-Rive », plus communément appelé le camp de la Glaudoune ou camp de la gare. [1, 2]
Voici l'histoire et la fonction de ce lieu de détention :
1. Origine : Un camp de travailleurs (1939 - 1940)
À l'origine, le site fait l'objet d'un ordre de réquisition de terres en septembre 1939 pour les besoins de la Défense nationale. Un espace de 15 hectares à Casseneuil est aménagé pour servir de structure d'accueil et de cantonnement militaire. Il est lié à la construction de la Poudrerie nationale de Sainte-Livrade-sur-Lot, où sont logés des travailleurs, notamment des membres des Groupements de Travailleurs Étrangers (GTE). [1, 2, 3]
2. Le camp de transit et d'internement des Juifs (Août - Septembre 1942)
Sous le régime de Vichy, le camp de Casseneuil change radicalement de fonction pour devenir un centre de rassemblement et de transit forcé. [1]
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Les rafles : Lors des rafles antisémites de l'été 1942 (particulièrement celles des 19 et 26 août 1942), la police de Vichy arrête massivement les Juifs étrangers et réfugiés installés dans le Lot-et-Garonne. [1, 2]
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Le transit : 448 à 473 personnes (dont 37 à 38 enfants) sont acheminées et entassées à Casseneuil dans des conditions précaires. [1, 2, 3]
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La déportation : En septembre 1942, ces prisonniers sont transférés depuis la gare de Casseneuil vers le camp de Drancy, avant d'être déportés vers les camps d'extermination nazis, principalement Auschwitz-Birkenau. Seule une trentaine de personnes survivra à la Libération. [1]
3. Devoir de mémoire aujourd'hui
Le passé de ce camp de transit a longtemps été occulté avant d'être pleinement reconnu :
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Le Mémorial : Un Mémorial du camp de Casseneuil a été inauguré en septembre 2016 sur le site historique. Des stèles y recensent le nom des déportés ainsi que l'hommage aux Justes parmi les Nations du département. [1, 2]
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Les Archives : Pour approfondir l'histoire des personnes internées dans ce camp, les Archives départementales de Lot-et-Garonne ont numérisé et mis en ligne des milliers de documents officiels issus du cabinet du préfet de l'époque. [1]
(Note : Ne pas confondre le camp de la Glaudoune à Casseneuil avec le camp de Carrère situé à proximité, qui a servi d'annexe à la prison d'Eysses). [1]
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