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Le premier roman historique de Caroline Herbau, intitulé Elne, les sages-femmes de l'exil (paru sous la collection Terres de France aux Presses de la Cité), met en lumière l'histoire de la Maternité suisse d'Elne. [1, 2, 3]

Professeure de lettres née dans le Gard, l'autrice a découvert ce lieu marquant lors d'un voyage scolaire consacré à l'enseignement de la Retirada (l'exode des réfugiés espagnols fuyant le franquisme) et à l'histoire du camp de Rivesaltes. [1, 2, 3]

L'intrigue du roman

L’action se déroule en 1940, au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Le livre adopte la forme d’un roman choral poignant qui entremêle la réalité historique et la fiction pour rendre hommage à la solidarité féminine : [1, 2, 3]

  • Le cadre historique : Le récit prend pour décor le château d'Elne, transformé en un havre de paix et de sursis par l'infirmière suisse Élisabeth Eidenbenz. Celle-ci s'efforce d'offrir des conditions dignes et des soins médicaux aux femmes enceintes arrachées à l’enfer insalubre des camps d'internement de la côte méditerranéenne. [1, 2, 3]

  • Les personnages : Le roman suit le combat quotidien de Madame Élisabeth, de Marcelle la cuisinière, et surtout de Suzanne, une sage-femme fictive qui s'infiltre courageusement dans les camps pour en ramener les futures mères. [1, 2]

  • Les réfugiées : Les destins de plusieurs exilées se croisent à la maternité, notamment de futures mères espagnoles, juives ou tsiganes. Parmi elles, Anabel, une jeune fille mutique portant un lourd secret, l'impétueuse Inès, ou encore Elsie, une jeune Polonaise. [1, 2, 3, 4]

Un hommage à la véritable Maternité d'Elne

À travers ce récit de sororité et de résilience, Caroline Herbau rappelle l’action héroïque de la véritable maternité qui, entre 1939 et 1944, a permis de sauver près de 600 enfants de la misère des camps et de la persécution. [1, 2]

 

Philippe Poisson met en avant le roman de Caroline Herbau sur son blog de référence « Culture et Justice ». Cet espace indépendant, lié au portail scientifique Criminocorpus, est spécialisé dans l'actualité culturelle, l'histoire et les questions de justice. [1, 2]

Le regard porté par Philippe Poisson à travers la publication dédiée à Portrait-Culture-Justice.com s'articule autour de plusieurs axes forts : [1]

  • La mise en lumière d'une tragédie historique oubliée : Il insiste sur la dureté du contexte que le récit explore, rappelant qu'il s'agit avant tout d'une « histoire de femmes et d'enfants que l'on a jetés sur les chemins de l'exil », notamment dans le sillage de la Retirada et des camps d'internement de la côte méditerranéenne. [1, 2]

  • La célébration de la sororité et du courage quotidien : Son regard retient la dimension profondément humaine du livre. Il souligne comment des vies bouleversées se croisent, s'entraident et se révèlent dans un « défi quotidien de courage et de sororité » autour d’Élisabeth Eidenbenz et de la sage-femme Suzanne. [1]

  • La valeur d'un havre de paix : Philippe Poisson valorise la façon dont le récit retranscrit le rôle historique de la Maternité d'Elne, décrite comme une « trêve fragile », un refuge de soins et d'espoir offrant de la dignité au milieu du chaos de l'année 1940. [1, 2]

En intégrant ce livre à sa ligne éditoriale, Philippe Poisson confirme l'intérêt mémoriel et historique du travail de Caroline Herbau, qui réussit à lier la rigueur des faits réels à la puissance d'un roman choral touchant. [1, 2]

Tag(s) : #portrait du jour criminocorpus, #Romans - Essais - Polars - Thrillers
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